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Un cerf survit avec un carreau d’arbalète dans la tête

Des hommes près d'un cerf.

Des agents de la faune et des policiers ont réussi à approcher le cerf et à couper une partie de la flèche.

Photo : Lee-Ann Carver

Radio-Canada

Un cerf, surnommé Carrot par une résidente de Kenora, dans le Nord-Ouest de l’Ontario, se porte bien même s’il a reçu un carreau d’arbalète dans la tête, tiré en plein cœur de la ville. Son histoire a attiré beaucoup d’attention sur Internet.

Le 9 décembre, le conjoint de Lee-Anne Carver, une photographe de faune sauvage, est sorti pour voir les cerfs et est revenu chez eux en panique, affirmant que Carrot avait une flèche dans la tête.

J’ai à peine compris ce qu’il disait, raconte Mme Carver.

Je suis sortie pour voir Carrot et j’ai été complètement perturbée quand je l’ai vu.

Une citation de :Lee-Ann Carver

D’après ce que m’ont dit les chasseurs qui m’ont écrit, c’est une flèche en carbone, qui aurait été tirée par une arbalète.

Selon la position du carreau, la photographe pense que quelqu'un a probablement visé depuis une fenêtre ou une terrasse.

La Ville de Kenora a modifié ses règlements en 2013 pour rendre légal le tir à l’arbalète dans les zones urbaines de la ville. La Ville de Thunder Bay a un règlement similaire qui a été promulgué en 2012.

Cela me semble malveillant, comme un acte de cruauté envers les animaux, a déclaré Mme Carver, notant que la porte était ouverte pour que cela se produise, avec la façon dont les règlements de la Ville sont rédigés.

Une situation délicate

Selon Lee-Anne Carver, le rétablissement de Carrot sera un défi, car il n’y a pas de vétérinaire pour les gros animaux à Kenora.

Le consensus est que le carreau dans sa tête, aussi dérangeant soit-il, peut en fait préserver sa vie à ce stade, a-t-elle déclaré. Il semble avoir cautérisé la plaie, scellé les artères. L’enlever pourrait provoquer une infection grave ou la mort à cause du saignement.

Nous avons tous une inclination naturelle à vouloir l’enlever, mais ce n’est pas nécessairement la meilleure solution.

Une citation de :Lee-Ann Carver

Mercredi, des agents de la faune, avec l’aide de policiers, ont pu approcher Carrot et couper la partie du carreau d'arbalète au-dessus de la tête de l’animal.

Un cerf avec une flèche qui lui traverse le côté de la tête.

Retirer le carreau d'arbalète au complet serait trop risqué.

Photo : Lee-Ann Carver

Si cette blessure guérit comme nous le soupçonnons, et que ses bois tombent, le reste de la flèche devrait tomber facilement, explique la photographe, qui a notamment consulté un agent de protection de la faune de la Colombie-Britannique.

Un cerf qui ne craint pas les humains

On voit souvent des cerfs dans les rues de Kenora et beaucoup d’entre eux se sentent chez eux au cœur de la ville.

Certains choisissent de rester dans le même quartier et de devenir amis avec ceux qui y vivent.

Un cerf près d'une maison.

Un cerf aperçu près du centre-ville de Kenora, en mai 2019.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Lee-Ann Carver a vu Carrot pour la première fois il y a environ trois ans, alors qu’un mâle, qu’elle a appelé Patate, en prenait soin.

Et il avait ce petit faon avec lui, un faon orphelin, que les mâles prennent souvent sous leur aile, raconte-t-elle. Il était exceptionnel, et il continue à revenir.

La personnalité de Carrot est si unique qu’il est impossible de l’identifier à tort, a-t-elle déclaré, précisant qu’elle a rencontré des centaines de cerfs au cours de sa carrière.

Des appuis d’un peu partout

Lee-Anne Carver a créé une page Facebook, nommée Carrot the Magic Deer and the Orange Heart Club, pensant que certaines personnes de Kenora pourraient se soucier du sort de Carrot.

Elle pensait aussi que cela causerait de la consternation en lien avec un possible problème de chasse en ville.

Sur ce point, Carrot a réuni les cultures, chasseurs et non-chasseurs, a-t-elle dit. Tout le monde a eu cette voix unifiée pour lui, pleine de compassion.

Elle s’est dite étonnée par l’ampleur du soutien apporté au cerf, notant qu’elle avait reçu des lettres d’aussi loin que l’Australie et l’Afrique du Sud.

Les gens le regardent d’un peu partout, et c’est quelque chose que je n’aurais pas pu prévoir, a-t-elle déclaré.

La chose essentielle que nous pouvons faire maintenant est d’essayer de le protéger avec nos voix, conclut-elle.

Avec les informations de CBC

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