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« C’est triste » : les étudiants font leurs examens de fin de session chez eux

Une étudiante dans une chambre devant un ordinateur parle au téléphone.

Depuis neuf mois, de nombreux étudiants passent de longues heures devant un écran pour suivre leurs cours en ligne.

Photo : AFP via GETTY / OLIVIER DOULIERY

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les étudiants passent leurs examens de fin de session d’hiver seuls devant leur écran. Ils confient que la pandémie bouleverse leur manière d’étudier, et certains ont du mal à rester motivés.

Keveren Guillou, 21 ans, est en 3e année d’études de communication à l’Université Simon Fraser (SFU). Il vient de boucler ses examens de décembre. Le plus difficile pour lui, c’est de devoir tout faire en ligne, de chez lui.

« Normalement, j’adore aller aux cours, être là en personne. Je trouve que c’est la meilleure façon pour moi d’étudier. C’est plus aussi facile maintenant. Mais je dois rester dans ma petite chambre et me forcer à faire mes lectures. »

— Une citation de  Keveren Guillou, étudiant, SFU
Keveren Guillou.

Keveren Guillou aimerait retrouver les salles de cours et ses amis, car il trouve difficile de rester motivé quand tout se fait devant l'écran, seul, dans sa chambre.

Photo : Keveren Guillou

Keveren Guillou a de la difficulté à se projeter dans le futur.  Est-ce que je vais encore devoir faire mes devoirs dans ma chambre dans un an, se demande-t-il. Moi, j’ai envie d’étudier dans un autre pays, mais je ne sais pas si je vais pouvoir le faire. Je sais que c’est ce que je veux faire, mais c’est un peu triste.

Wendy Nsengiyumva.

Wendy Nsengiyumva trouve difficile de ne pouvoir avoir accès aux bibliothèques et au campus de lA SFU, pour étudier. Elle vit avec sa famille à Surrey. ( archives 2019)

Photo : Wendy Nsengiyumva

Wendy Nsengiyumva, 20 ans, est en 2e année Du programme d’affaires publiques et internationales, le French Cohort Program, à la Université Simon Fraser. Elle vit dans sa famille à Surrey.

Elle aimerait pouvoir aller étudier dans des bibliothèques ou sur le campus de la Université Simon Fraser pour pouvoir mieux se concentrer. La pandémie l’empêche aussi de pouvoir travailler, ce qui est un problème pour elle. Elle confie qu’elle pense trop à ses études et qu'elle connaît beaucoup d’autres étudiants dans le même cas.

« Il y a deux mois, j’ai dû parler à une conseillère pour lui parler de mes stress et de mon manque de motivation. Elle m’a expliqué que j’ai besoin d’un équilibre entre mes études et ma propre vie […] J’ai besoin de petites pauses pour relaxer. »

— Une citation de  Wendy Nsengiyumva, étudiante, SFU
Bridget Stringer-Holden.

Bridget Stringer-Holden tente de se fixer des objectifs quotidiens pour rester concentrer sur ses études. Elle fait, par exemple, des marches à l'extérieur régulièrement.

Photo : Bridget Stringer-Holden

Bridget Stringer-Holden, 21 ans, est en 3e année en communication à l’Université Capilano. Elle essaie de structurer sa journée de travail pour rester concentrée sur ce qu’elle doit faire. Elle craint que sans cela, une fois la pandémie passée, elle n'ait du mal à se concentrer en classe ou au travail.

 Chaque matin, je fais une liste de tout ce que je veux accomplir durant la journée, explique la jeune femme. Ça ne marche pas nécessairement comme ça, mais, je dois vraiment me dire que, pour cette heure, je vais travailler sur un projet ou je vais aller suivre mes cours et je ne vais pas regarder mon cellulaire.

Bridget Stringer-Holden retourne au domicile familial sur la côte Sunshine après ses examens. Elle devra cependant, par précaution, rester isolée pendant 14 jours dans sa chambre pour ne pas risquer d’exposer ses parents à la COVID-19.

« L’année prochaine, c’est ma dernière année à l’université et c’est un peu difficile, car je ne serai pas avec mes amis. Il n’y aura pas de photos et s’il y en a, on ne verra que moi dans une salle. »

— Une citation de  Bridget Stringer-Holden, étudiante, Université de Capilano

L’étudiante s’attend à ce que la recherche d’un emploi soit aussi difficile avec la pandémie qui dure.

Après les études, une recherche d'emploi en pleine pandémie

Juliette Karmel.

Juliette Karmel terminera ses études en avril 2021 à l'Université de la Colombie-Britannique. Elle est préoccupée par sa future recherche d'emploi en pleine pandémie.

Photo : Juliette Karmel

C’est également une préoccupation pour Juliette Karmel, 23 ans, étudiante en 5e année d’économie et d’histoire de l’art à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC). J’ai super peur, dit la jeune femme. On se dit que ça va aller mieux à cause des vaccins qui commencent à arriver, mais ce ne sera pas encore la fin et je ne sais pas ce que ça va être de chercher du travail dans cette période.

Elle a pu rejoindre les membres de sa famille à Seattle pour les fêtes alors qu’elle ne les a pas vus depuis cet été. Elle dit qu'elle est chanceuse, car beaucoup d’étudiants étrangers sont bloqués à Vancouver en raison des restrictions causées par la pandémie.

Elle tire des leçons de cette crise si particulière.

« Je trouve qu’il faut avoir beaucoup d’empathie pour tout le monde. Et puis, c’est important, la famille, les amis, parce que maintenant qu’on les voit moins, ils nous manquent beaucoup. »

— Une citation de  Juliette Karmel, étudiante, UBC

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