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Lemire suggère un abattoir collectif, Des Praz va de l'avant avec son projet d’abattoir privé

Un bâtiment à un étage en vinyle et en tôle.

Le bâtiment de la boucherie Des Praz

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté de Christel Giroux et Sylvain Fleurant

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député d'Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire, croit qu'un projet d'abattoir régional doit être soutenu par tous les acteurs de la région.

Il a dévoilé jeudi après-midi les résultats d'une étude qu'il a commandée à la firme Forest Lavoie Conseil.

Quelque 27 entrevues ont été réalisées auprès de différents acteurs afin de connaître les besoins en matière d’abattage dans la région.

Cette étude se veut d'abord et avant tout un cadre de réflexion, estime le député du Bloc québécois, Sébastien Lemire.

Il semble évident pour nous qu'on doit créer un consensus régional autour des grandes orientations. L'importance de l'adhésion. Si ce projet-là d'un abattoir en Abitibi-Témiscamingue peut fonctionner, ça demande une solidarité, a-t-il affirmé.

Sébastien Lemire estime que les prochaines étapes doivent être portées par les gens du milieu. Il se rend disponible pour faire des démarches auprès de différentes instances.

Par voie de communiqué, la députée solidaire de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, se dit impatiente de participer à la démarche d'un abattoir régional. Elle affirme que l'étude appelle la région à se mobiliser pour un tel projet.

Quelques constats de l'étude (extraits du rapport)

  • Depuis deux décennies, le cheptel animal de boucherie a connu une forte diminution dans la région;
  • Plusieurs abattoirs ont fermé durant la période 1995-2005;
  • Le Nord-Est de l’Ontario, dont North Bay et Sudbury, peut présenter une opportunité de marché intéressante pour la viande produite localement;
  • Il semble y avoir un sérieux intérêt de la part des secteurs de la distribution et du détail, pour la commercialisation de viande locale;
  • Pour tout projet d’abattoirs régionaux, il semble évident qu’on doive créer un consensus régional autour des grandes orientations.

Pendant ce temps, Des Praz va de l'avant

Jeudi après-midi, au même moment, la Boucherie des Praz annonçait la construction de son nouvel abattoir.

Selon Christel Groulx, copropriétaire de la Boucherie des Praz, les projets collectifs n'ont pas fonctionné au cours des dernières années. Elle pense notamment à l'abattoir mobile régional.

Je suis vraiment surprise de voir qu'en 2020, on arrive encore à cette conclusion-là que ça prend une infrastructure collective pour gérer la partie de l'abattage, je ne me l'explique pas, honnêtement, avoue-t-elle.

Les propriétaires font donc fi des recommandations du rapport et vont de l'avant avec la construction d'un abattoir sous inspection provinciale, en 2021.

« Nous on prend des risques. On prend des décisions. »

— Une citation de  Christel Groulx, copropriétaire de la boucherie Des Praz

Il va y avoir une nouvelle étable, un nouvel abattoir, une nouvelle salle de découpe, puis on ajoute une usine de transformation, énumère Christel Groulx.

La mise en chantier de l'abattoir aura lieu en 2021 et sa mise en service pourrait avoir lieu en 2022. L'entreprise veut développer des partenariats avec d'autres producteurs agricoles sur le territoire.

Un abattoir collectif, oui, mais…

Sébastien Lemire affirme que le projet Des Praz n'était pas connu lors de l'exécution de l'étude.

Il assure que le nouvel abattoir Des Praz peut faire partie de la solution pour la région.

On ne l'a pas inclus dans les pistes de solutions parce que ce projet-là ne nous appartient pas. C'est absolument un projet à considérer et la solution peut faire partie de l'initiative de Des Praz, assure-t-il.

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