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Québec atteint sa cible en matière d’aires protégées : le Nord se réjouit

 La taïga, image typique d'Eeyou Istchee Baie-James, au Québec.

Cette cible a notamment été atteinte grâce aux nouvelles aires protégées en territoire d’Eeyou Istchee. (Archives)

Photo : bonjourquebec.com

Québec confirme avoir atteint la cible de protection de 17 % de son territoire terrestre et d'eau douce avant la fin de 2020. Un peu moins de 260 000 kilomètres carrés de la province seront désormais soustraits à toute activité industrielle.

La cible de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique que le gouvernement Legault s’était engagé à respecter pour 2020 est donc atteinte.

C’est la toute première fois dans l’histoire du Québec que le Québec rencontre ses objectifs internationaux, commente d’abord le ministre de l’Environnement de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette.

L’objectif est concrètement atteint grâce à la désignation de 57 réserves de territoires aux fins d’aires protégées (RTFAP), une étape préalable à ce que leur statut légal soit confirmé dans la Loi sur la conservation du patrimoine culturel ou une autre loi.

Le ministre de l’Environnement a ajouté jeudi matin 66 000 kilomètres carrés d’aires protégées dans la province pour un total de 96 000, en considérant les 30 000 kilomètres carrés du Nunavik annoncés au début du mois de décembre.

C’est un dossier sur lequel on travaillait avec beaucoup d’acharnement ces dernières semaines et ces derniers mois, alors je suis bien content d’officialiser que cette cible de 17 % du territoire protégé en territoire terrestre et d'eau douce, soit enfin atteinte, dit Benoit Charette.

Son collègue ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a pour sa part indiqué que le gouvernement s’est assuré de créer une synergie avec la protection du caribou forestier en identifiant des aires protégées qui contribueront à son maintien.

Plusieurs ajouts en Jamésie

Cette cible a notamment été atteinte grâce aux nouvelles aires protégées en territoire d’Eeyou Istchee. Le grand chef du gouvernement cri, Abel Bosum, s’est d’ailleurs réjoui de voir 39 000 km d’aires protégées s’ajouter sur le territoire d’Eeyou Istchee, pour un total de près de 80 000 kilomètres.

Ce sont de bonnes nouvelles, après tous les efforts que nous avons mis dans ce dossier.

Auparavant, la région d’Eeyou Istchee Baie-James comptait 12 % d’aires protégées, pour 23 % aujourd’hui.

Abel Bosum serait même prêt à protéger d’autres territoires. Nous voudrions certainement que 50 % du territoire Eeyou Istchee soit protégé, souligne-t-il, en ajoutant qu’il espère que les discussions pour la protection de l’environnement se poursuivent afin d'ajouter d’autres aires protégées.

Abel Bosum parle à côté de François Legault.

Le grand chef Abel Bosum en compagnie du premier ministre François Legault (archives)

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Même son de cloche à la Société pour la nature et les parcs du Québec (SNAP), même si son directeur général, Alain Branchaud, reconnaît que l’atteinte des 17 % est exceptionnelle.

On aurait suffisamment de travail et de projets sur la planche à dessin pour atteindre 22 % d’ici la fin du mandat en 2022, explique-t-il, soutenant que le rythme de travail pourrait être plus convenable dans les dernières années de la décennie 2020.

Alain Branchaud rappelle que la prochaine cible internationale, en 2030, pourrait bien atteindre 30 %, d’où l’importance de poursuivre le travail amorcé.

La SNAP ne cache cependant pas sa déception face aux nombreuses occasions manquées dans le sud du Québec, et encourage le gouvernement actuel à effectuer un rattrapage d'ici la fin de son mandat.

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