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La station d’épuration enfin en fonction à Victoria

Vue aérienne de la nouvelle usine de traitement des eaux usées.

La nouvelle usine d'épuration des eaux de McLoughlin Point, à Esquimalt, en activité depuis peu, est en mesure de traiter 108 mégalitres d'eaux usées par jour.

Photo : Soumis par le district régional de la capitale

Après des années de consultations et quatre ans de construction, l’usine d’épuration de McLoughlin Point, à Esquimalt est en mesure de traiter les eaux usées du district régional de la capitale.

Avant, lorsqu’une personne tirait la chasse d’eau à Victoria, les eaux usées passaient par un simple filtre de la grosseur d’une moustiquaire, explique le président du conseil d’administration du district régional, Colin Plant.

Ces eaux non traitées se retrouvaient ensuite directement dans l’océan, à 2 kilomètres de la côte.

Elles sont maintenant acheminées vers la nouvelle usine d’épuration à Esquimalt, dont la construction a été amorcée en 2016, qui permet de filtrer et de traiter 108 mégalitres d’eaux usées chaque jour, soit l’équivalent de 43 piscines olympiques.

Ce que nous déversons dans l’océan a dorénavant beaucoup moins d’impact, ce n'est pratiquement que de l’eau.

Une citation de :Colin Plant, président du conseil d’administration du district régional de la capitale

Les biosolides récoltés lors du processus de filtrage seront quant à eux acheminés jusqu’à un centre de traitement des résidus afin d’y être séchés et cuits. Ils sont ensuite envoyés à Vancouver pour y être utilisés comme biocarburant dans une cimenterie.

Le processus utilisé pour l’épuration est de niveau tertiaire, soit plus élevé que l’exigence du gouvernement fédéral qui demande une épuration secondaire. Une étape supplémentaire est donc ajoutée pour réduire les résidus solides qui restent après le second filtrage.

C’est un océan magnifique, et c’est la bonne chose à faire pour traiter nos eaux usées afin de nous assurer qu'il reste magnifique , dit Colin Plant.

Une longue bataille avant la victoire

Lorsque la Georgia Strait Alliance, une organisation citoyenne de défense de l’habitat marin, a été créée il y a 30 ans, le dossier de la gestion des eaux usées dans la région de Victoria faisait déjà partie des priorités, explique la directrice de l’alliance, Christianne Wilhelmson.

C’était une grande partie de ma vie et aussi une grande bataille parce qu’il y avait encore une partie de la population qui ne voulait pas avoir de traitement, même si la majorité le voulait, dit-elle en ajoutant que le choix d’un système d’épuration tertiaire est formidable.

Photo de Christianne Wilhelmson, directrice principale de l'organisme Georgia Straight Alliance, dans la salle des nouvelles de Radio-Canada.

Christianne Wilhelmson, directrice principale de l'organisme Georgia Straight Alliance

Photo : Radio-Canada

Non seulement il a fallu avoir recours à la justice à plusieurs reprises pour augmenter la pression, explique-t-elle, mais il a aussi fallu convaincre les politiciens et la population de l’importance de filtrer les eaux usées, afin de limiter l’impact des communautés sur les écosystèmes marins.

On a aboli une source de pollution dans nos océans, cela améliore grandement les choses pour les saumons, pour les épaulards et pour la communauté. Alors, c’est une journée de célébration, affirme-t-elle, avec un grand sourire.

Même si le système de filtrage est fonctionnel à partir de maintenant, la construction de la station n’est pas terminée et se poursuivra jusqu’au printemps. Le coût total du projet s’élève à 775 millions de dollars et a été divisé entre Ottawa, Victoria et le district régional de la capitale.

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