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Meurtre conjugal : Simon Brind’amour restera en prison au moins 16 ans

La juge de la Cour supérieure Hélène Di Salvo lance un appel pour endiguer le fléau des violences conjugales et des féminicides.

La photo d'identité de Simon Brind'Amour.

Simon Brind'Amour a été reconnu coupable de meurtre non prémédité.

Photo : SPVM

Radio-Canada

Le meurtrier Simon Brind’amour, qui a battu à mort sa conjointe Josiane Arguin en septembre 2018, a été condamné à l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 16 ans.

En dénonçant ce meurtre gratuit, la juge de la Cour supérieure Hélène Di Salvo a voulu envoyer un message fort pour empêcher le fléau des féminicides.

Le tribunal souhaiterait trouver la recette miracle, les paroles magiques pour prévenir la violence gratuite, tordue, inexplicable, a-t-elle partagé.

Personne ne doit fermer les yeux sur des comportements violents qui, même s’ils paraissent anodins, peuvent dégénérer pour arriver à un autre drame.

Une citation de :Hélène Di Salvo, juge à la Cour supérieure.

Simon Brind’amour, âgé de 39 ans, a été reconnu coupable du meurtre de sa conjointe Josiane Arguin en septembre 2018 ainsi que d'outrage à un cadavre. Après l’avoir gardé plusieurs jours chez lui, le meurtrier a jeté le corps de Josiane Arguin dans une benne à ordures et il n’a jamais été retrouvé depuis.

La juge a reconnu qu'avoir ainsi privé la famille de la défunte d'adieux en bonne et due forme avait pesé dans sa décision. Son jugement se rapproche des recommandations de la poursuite qui réclamait 17 ans de détention, alors que la défense suggérait plutôt de 13 à 14 ans.

Préméditation

Hélène Di Salvo a mentionné que ce qui s’était passé pendant les deux mois suivant la mort de Josiane Arguin était prémédité dans la mesure où Simon Brind’amour avait tenté d’effacer les traces de son crime à l’intérieur de la maison.

Avant de passer aux aveux, il a ainsi menti pendant deux mois en prétendant une disparition de sa conjointe, poussant même l’odieux jusqu'à placarder des avis de disparition, a relaté la juge.

Le coupable a déjà porté en appel le verdict de meurtre au deuxième degré.

Avec les informations de Geneviève Garon

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