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Rio Tinto investit 11 M$ pour recycler de l’aluminium à l’usine de Laterrière

Des lingots d'aluminium.

Rio Tinto commencera à recycler les retailles d'aluminium à la fin de 2021.

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

Une nouvelle technologie sera mise en place à l’usine de Rio Tinto à Laterrière pour recycler jusqu’à 22 000 tonnes de retailles d’aluminium par année.

La multinationale créera ainsi sept nouveaux emplois au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les retombées économiques sont évaluées à 9,6 millions de dollars pour l’ensemble du Québec.

Le nouveau four de refonte sera construit et installé d’ici la fin de 2021 pour livrer les premiers lingots d’aluminium recyclé au début de 2022.

Concrètement, nos lingots, quand on les fabrique, les bouts de tête et de pied ne sont pas utilisables pour nos clients. Ils vont donc être refondus pour être réutilisés, a expliqué le directeur exécutif des opérations de Rio Tinto au Québec, Sébastien Ross.

En ce moment, la majorité de ces retailles sont vendues à fort prix pour être transformées dans d’autres entreprises.

Cette charge financière est en croissance pour Rio Tinto, puisque la demande de lingots dits parfaits est grandissante.

Dans le domaine de l'automobile, il y a deux ans, environ 20 % des commandes, on nous demandait de couper les têtes et les pieds, alors qu’aujourd’hui, c’est 80 %, a souligné M. Ross.

La nouvelle technologie de refonte existe déjà, mais c’est la première fois que Rio Tinto l’acquiert.

Les lingots recyclés seront destinés à l’industrie de l’automobile et de l’emballage, qui représentent la moitié des clients à l’usine de Laterrière.

Avantages écologiques

Rio Tinto prévoit de surcroît réduire ses émissions de gaz à effet de serre, notamment en lien avec le transport des retailles vendues ou du métal chaud.

Le four de refonte à brûleur régénératif sera fabriqué par l'équipementier québécois GNA. L’appareil sera conçu pour récupérer les gaz chauds et réduire la consommation de gaz naturel de 30 % par rapport aux brûleurs conventionnels, décrit Sébastien Ross.

Coulage d'un lingot d'aluminium à l'Aluminerie Alouette, à Sept-Îles.

Coulage d'un lingot d'aluminium à l'Aluminerie Alouette, à Sept-Îles

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement du Québec n’investit aucun montant dans le projet. La ministre de l’Habitation est des Affaires municipales et députée de Chicoutimi, Andrée Laforest, voit là un investissement rassurant de la part de la multinationale.

Dans notre région, on a besoin de développer des projets. L’aluminium est un créneau fort, un levier pour l’économie. Je suis fière de constater que Rio Tinto adhère à cette vision où l'environnement et l'innovation occupent une place de choix, a précisé la ministre durant la conférence de presse.

Le projet de four de refonte est en développement depuis deux ans chez Rio Tinto.

La capacité de production permettra à l’entreprise de recycler toutes les retailles qu’elle produit au Québec ainsi que des restes provenant de l’extérieur.

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