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Langues officielles : la crainte d'un recul de plus en plus vive

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Blaine Higgs, en novembre 2020.

Blaine Higgs doit réviser la Loi sur les langues officielles avant décembre 2021.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le premier ministre Blain Higgs croit que la révision de la Loi sur les langues officielles doit ratisser plus large et inclure une discussion sur le système d’éducation, comme le programme d'immersion. Des députés francophones de l’opposition dénoncent ses propos et craignent un recul des acquis.

En toute sincérité, je m'en vais pour le congé de Noël demain et j'en vais le cœur gros. Je m'en vais avec une réelle crainte. Nous avons raison de nous inquiéter qu'il y ait des reculs, lorsque l'on voit l'attitude de ce premier ministre.

Benoît Bourque, député libéral de Kent-Sud

Si d'un côté les libéraux et les verts défendent l'actuelle Loi sur les langues officielles, de l'autre, les alliancistes et les progressistes-conservateurs estiment que les anglophones sont peut-être désavantagés.

Je peux vous dire d'expérience qu'il y a de la discrimination envers les anglophones, a déclaré la députée allianciste Michelle Conroy, qui fait référence aux exigences linguistiques dans certains postes de la fonction publique.

Elle demande une réduction des exigences linguistiques.

Le premier ministre estime lui aussi qu'il faut trouver un moyen d'accommoder les anglophones qui ne possèdent pas les exigences linguistiques nécessaires. Il a ajouté que la province devrait profiter de la révision de la Loi sur les langues officielles pour se pencher sur ce problème, qui selon lui, force les jeunes qui ne parlent pas français à s’expatrier hors de la province pour se trouver un emploi.

Je pense que cette révision de la Loi sur les langues officielles doit inclure une façon pour s’assurer que notre système d’éducation relève ce défi et que nous soyons en mesure d’avoir des étudiants qui obtiennent leur diplôme et parlent les deux langues officielles partout dans la province, a-t-il affirmé.

Kevin Arseneau en mêlée de presse.

Kevin Arseneau croit que le premier ministre ne comprend pas la Loi sur les langues officielles.

Photo : Radio-Canada

Le député de Kent-Nord Kevin Arseneau s’est dit choqué par le manque de connaissances du premier ministre en ce qui a trait à la Loi sur les langues officielles, qui ne s’applique pas au système d'éducation.

J'ai été très patient avec le premier ministre à ce sujet. Là, je commence à perdre patience parce que tu vois qu'il n'a jamais même lu la loi.

Kevin Arseneau, député de Kent-Nord

Je commence à voir un jeu politique qui commence à m'inquiéter énormément, ajoute-t-il.

Le député libéral Benoît Bourque a fait valoir que la très grande majorité de la population néo-brunswickoise qui quitte la province, le fait pour des raisons économiques, et non pour des raisons linguistiques.

Questionné jeudi en Chambre par la députée libérale Isabelle Thériault, Blaine Higgs a maintenu que la révision devait ratisser plus large.

Nous allons réviser la loi comme nous devons le faire, mais nous irons au-delà de ça. Nous aurons une discussion sur tous les enjeux, a-t-il répondu.

La députée de Caraquet accuse le premier ministre de se plier aux demandes de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick. Elle craint que ces discussions franches entraînent l’abaissement des exigences linguistiques pour les emplois dans la fonction publique.

La révision de la Loi sur les langues officielles doit être complétée au plus tard le 31 décembre 2021.

Avec les informations de l'émission La Matinale

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