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Un timbre qui aide à mieux respirer

Un jeune homme est examiné par une équipe de médecins en 1957.

C'est en 1907 au Danemark qu'a eu lieu la toute première campagne de vente du timbre de Noël.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Chaque année, la lutte contre les maladies pulmonaires obtient un coup de pouce important grâce à la campagne du timbre de Noël. Quelles sont les origines de cette idée à laquelle plusieurs personnalités ont prêté main-forte au cours des années?

Une campagne qui vient du Danemark

Elle [la tuberculose] frappe indifféremment les pauvres dans leurs taudis comme les riches dans leurs somptueuses demeures. Et c’est pourquoi tous devraient se faire un devoir d’accueillir avec générosité ce petit messager de charité et de consolidation qu’est le timbre de Noël.

Docteur J.- A. Couillard, 1942

C’est au Danemark en décembre 1907 qu’est lancée pour la première fois une campagne d’un timbre de Noël pour financer la lutte contre la tuberculose et les maladies pulmonaires.

L’initiative vient du postier de Copenhague Einar Holboell.

L'argent recueilli durant la campagne de 1907 a permis la construction de deux hôpitaux spécialisés dans les maladies pulmonaires au Danemark.

L’idée traversa rapidement l’Atlantique.

Dès 1908, une campagne de timbres de Noël a été lancée à Toronto et dans la ville de Hamilton.

En 1927 est inaugurée la première campagne pancanadienne.

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Affiche montrant le nombre de malades et de décès provoqués par la tuberculose à Montréal en 1956.

Le timbre de Noël, 4 décembre 1942 (Audio, extrait)

Photo : Radio-Canada

Le 4 décembre 1942, Radio-Canada présente une émission radiophonique spéciale en collaboration avec le comité provincial québécois du timbre de Noël.

On entend dans cet extrait le docteur J.-A. Couillard, qui est le président élu de l’Association canadienne antituberculeuse et du Comité provincial québécois de la défense contre la tuberculose.

Le médecin rappelle que la tuberculose a connu une recrudescence depuis le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale au Canada et au Québec.

Les maladies pulmonaires, et tout particulièrement la tuberculose, font alors des ravages importants au pays.

Dans les années 1940, on déclarait au Canada 7000 cas de tuberculose par an.

Cette statistique explique que des personnalités comme le premier ministre du Québec Adélard Godbout, le chef de l’opposition, Maurice Duplessis, et le recteur de l’Université Laval, Monseigneur Camille Roy, participent à l'émission.

À laquelle s'associe Janette Bertrand

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Les Deux D, 17 décembre 1970

Le 17 décembre 1970, la journaliste Christiane Delisle interviewe, pour l’émission Les 2 D, la présidente de la campagne du timbre de Noël.

Cette dernière est extrêmement connue et aimée du public, car elle a pour nom Janette Bertrand.

L’implication de Janette Bertrand à la campagne du timbre de Noël 1970 s’explique beaucoup par un sentiment de gratitude.

Jeune fille, elle a passé une radiographie de dépistage pulmonaire organisé par une société de lutte antituberculeuse.

Elle a alors découvert à sa grande surprise qu’elle souffrait de la tuberculose.

Janette Bertrand a été guérie après un séjour d’un an dans un sanatorium.

En 1970, rappelle Janette Bertrand, la tuberculose n’était toujours pas éradiquée au Québec.

En 1969, on avait décelé au Québec quelques 500 cas de tuberculose. Par ailleurs, 72 Montréalais étaient décédés de cette infection pulmonaire.

Janette Bertrand insiste pour dire que les examens pulmonaires sont gratuits et peuvent être faits dans des cliniques de dépistage comme celle qui existait à l'époque à Radio-Canada.

Ils sont d’autant plus indispensables qu’ils aident à détecter d’autres maladies pulmonaires comme l’emphysème ou le cancer.

Janette Bertrand est accompagnée lors de cette interview par son fils Martin Lajeunesse.

Cela donne lieu à une conversation plutôt drôle avec Christine Delisle.

À une question de l’intervieweuse qui voulait savoir s’il aidait sa mère pour la campagne du timbre de Noël, Martin Lajeunesse répond par l'affirmative.

Il affirme avoir léché des timbres de Noël pour les coller à des lettres. Il a été aidé dans cette tâche par son fidèle compagnon canin Macaire.

Les deux, se souvient Martin Lajeunesse, ont même participé à une annonce publicitaire télévisée.

Dans cette dernière cependant, Macaire était plus soucieux de donner des coups de langue à son jeune maître qu’aux petites vignettes de papier collant…

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