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Le portrait d'un tueur de masse de la Nouvelle-Écosse dépeint par divers témoins

Un enquêteur entre deux véhciules complètement incendiés.

Une des 16 scènes de crimes du massacre de Portapique, en Nouvelle-Écosse, qui ont été passées au peigne fin par les enquêteurs.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

La Presse canadienne

Un portrait élargi sur la façon dont un tueur de masse de la Nouvelle-Écosse a acquis ses armes et stocké de l'argent a émergé à partir de documents dont le tribunal a autorisé la publication, mercredi.

Un témoin non identifié qui connaissait Gabriel Wortman a déclaré à la police le 20 mai : Gabriel a dû y penser pendant longtemps.

Cette déclaration est intervenue un mois après le déchaînement de 13 heures au cours duquel le denturologiste de 51 ans a conduit une réplique d'un véhicule de la GRC, s'est déguisé en agent de police et a tué 22 personnes avant que la police l'abatte dans une station-service à Enfield.

Elle fait partie de la dernière publication de déclarations de témoins obtenues par la police afin de solliciter des mandats de perquisition dans le cadre d'une enquête sur les meurtres des 18 et 19 avril.

Selon un résumé de l'affaire par les autorités policières, une perquisition au domicile de Wortman à Portapique, en Nouvelle-Écosse, après les meurtres, a abouti à la saisie de 705 000 $.

En mars, le tueur avait liquidé certains de ses placements et ramassé 475 000 $ en billets de 100 dans un bureau de Brinks, à Halifax.

Sa conjointe, Lisa Banfield, qui a réussi à s'échapper dans la nuit du 18 avril après avoir été agressée et menottée, a affirmé à la police que son partenaire était de plus en plus angoissé par la pandémie.

Wortman se préparait pour la fin du monde

Une carte de la Nouvelle-Écosse montrant le parcours du présumé responsable de la tuerie de Portapique.

Le suspect a parcouru plus de 100 kilomètres en 13 heures avant d'être intercepté à Enfield, le 19 avril 2020.

Photo : Radio-Canada / GRC

Elle a mentionné qu'il parlait de la mort et qu'il savait qu'il allait mourir.

C'était comme si Gabriel Wortman se préparait pour la fin du monde et il voulait même acheter une grande quantité de riz et d'autres produits alimentaires, a-t-elle raconté quand elle a été interrogée par la police.

Entre-temps, l'acquisition de son stock d'armes semble s'être produite sur plusieurs années.

Un témoin décrit Wortman se rendant à une exposition d'armes à feu en avril 2019 dans le Maine et demandant à une personne dont le nom est expurgé de lui rendre service et d'aller chercher le fusil AR , au coût de 1250 $ US.

Des versions antérieures ont indiqué que le tueur avait acquis illégalement un fusil à carabine Colt, qui est un semi-automatique similaire à un AR-15, aux États-Unis, ainsi qu'un fusil Ruger Mini 14, qui a été obtenu illégalement au Canada.

Wortman a également obtenu des chargeurs à surcapacité capables d'ajouter plus de cartouches à ses armes.

Le tueur n'avait pas de permis pour posséder des armes à feu ou des munitions, et les chargeurs à surcapacité sont illégaux au Canada.

Un rapport sur le passage frontalier de Wortman avec Lisa Banfield indique qu'ils sont entrés à Houlton, dans le Maine, le 25 avril 2019, et sont revenus au Canada cinq jours plus tard.

Les enquêteurs ont acheté le Ruger Mini-14 dans un magasin d'armes à Winnipeg, mais ont ajouté que Wortman l'avait par la suite acquis illégalement.

Selon un témoin, Wortman était ami avec un homme du nom de Tom Evans, décédé en 2009.

Les documents disent que l'on ne sait pas à qui appartenait le Mini-14, si c'était Gabriel Wortman ou Tom Evans , et après la mort de M. Evans, Wortman a demandé le retour du Mini-14. Le témoin a déclaré que Wortman était l'exécuteur testamentaire de la succession de Tom Evans.

Virée au Maine

Wortman a également réussi à acquérir un pistolet semi-automatique Glock 23 avec un chargeur à surcapacité, qui, selon un témoin non identifié, a été pris à son domicile dans le Maine.

Le témoin a dit qu'il a demandé à Gabriel Wortman pourquoi il avait pris les armes et Gabriel a dit qu'il en avait besoin pour se protéger. Il a indiqué à la police qu'il sentait qu'il était organisé et Gabriel était un monstre.

De plus, un pistolet semi-automatique Ruger 9 mm a été obtenu dans le Maine, et un témoin a déclaré au FBI qu'il avait donné à Gabriel Wortman cette arme de poing Ruger au cours des deux à cinq dernières années.

Selon la déclaration du témoin, Wortman avait effectué de petits boulots autour de la maison de cette personne à Houlton.

Gabriel Wortman n'a pas accepté d'argent alors [le témoin] a donné l'arme à Gabriel Wortman en signe de gratitude.

Le cousin de Wortman, un membre à la retraite de la GRC, a également parlé à la police du meurtrier, affirmant qu'en grandissant avec lui, il le trouvait comme un petit gars étrange. Il a ajouté que plus tard dans la vie, il croyait que Wortman était impliqué dans des activités criminelles et qu'il devait garder ses distances avec lui.

Le cousin a dit aux officiers que Wortman était capable de tuer quelqu'un, peut-être ses parents ou Lisa [Banfield], mais il n'a jamais pensé que Gabriel se déchaînerait.

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