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Près de 300 cas de COVID-19 depuis septembre dans les écoles de l'Outaouais

Une classe vide, les chaises levées sur les bureaux.

À ce mi-parcours d'une année scolaire marquée par une pandémie, l’heure est au bilan en Outaouais et dans la région de la capitale fédérale.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Des milliers d'élèves de l’Outaouais se sont rendus à l'école pour la dernière fois avant le congé des Fêtes mercredi. Les prochains cours se feront virtuellement et les classes en présentiel reprendront à compter du 11 janvier.

À mi-parcours d'une année scolaire marquée par une pandémie, l’heure est au bilan. Alors que l’Outaouais a franchi le cap des 4000 cas de COVID-19 depuis le début de la crise, moins de 300 cas de COVID-19 ont été rapportés dans les écoles des centres de services scolaire de l’Outaouais.

Syndicats et employeurs s’entendent pour dire que les défis ont été nombreux et de taille.

On a dû être agiles, on a dû être adaptatifs, on a dû faire des changements rapides, parce qu'il y avait notamment les fermetures de classe. Mais au fur et à mesure que l’année a avancé, on a développé des réflexes, on a développé des procédures qui font en sorte que maintenant, ça se passe assez bien, indique Manon Dufour, directrice générale du Centre de services scolaire des Draveurs (CSSD).

Une femme accorde une entrevue via visioconférence.

Manon Dufour est directrice générale du Centre de services scolaire des Draveurs (CSSD).

Photo : Radio-Canada

Bilan COVID-19

Depuis le début de l’année scolaire, le CSSD a rapporté 99 cas de COVID-19 au sein de ses quelques 40 établissements d’enseignement primaire, secondaire, professionnel et pour adultes. Le bilan regroupe les élèves et les membres du personnel qui ont été infectés.

En début de semaine, le CSSD a d’ailleurs été contraint de fermer l’un de ses établissements, l’École du Nouveau-Monde en raison d'une éclosion de COVID-19.

On a augmenté la conciergerie dans les écoles. L’ordre de grandeur est de 125 000 $ par mois. Pour nous, c’était extrêmement important qu’il y ait des gens sur place en tout temps pour s’assurer qu’on fasse le nettoyage souvent et qu’on fasse l'aération dans des écoles qui n’étaient pas ventilées, ajoute Manon Dufour.

Au Centre de services scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSSPO), 144 cas de COVID-19 ont été confirmés au sein des élèves et membres du personnel de la trentaine d’établissements sous sa direction.

Le Centre de services scolaire au Cœur-des-Vallées (CSSCV) dénombre 34 cas de COVID-19, élèves et membres du personnel confondus.

Pour ce qui est du Centre de services scolaire des Haut-Bois-de-l’Outaouais (CSHBO), 19 cas de COVID-19 ont été observés depuis le début de l’année scolaire. Le Pavillon Pie-XII de L’École Le Rucher à Maniwaki a particulièrement été touché.

Fin de classe virtuelle

Même si les cours en présentiel sont terminés, le calendrier scolaire de 2020 se terminera de façon virtuelle. La situation inquiète particulièrement la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ).

Un homme accorde une entrevue via visioconférence.

Kevin Roy est le président de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ).

Photo : Radio-Canada

Certains parents ont des craintes […] Ce ne sont pas tous les parents qui sont à l’aise ou qui ont les compétences. On peut penser aux familles vulnérables, souligne le président de la FCPQ, Kevin Roy.

L'Ontario obtient un échec, selon un syndicat d'enseignants

Du côté de l’Ontario, l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) critique sévèrement la gestion de la crise de la COVID-19 menée par le gouvernement Ford.

Anne Vinet-Roy accorde une entrevue via téléconférence.

La présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Anne Vinet-Roy.

Photo : Radio-Canada

L’AEFO cite les plus récentes données provinciales qui indiquent que 20 % des écoles présentent un cas de COVID-19 et 20 établissements sont fermés.

Quel pourcentage doit-on atteindre avant d’agir pour corriger les lacunes importantes du plan de réouverture des écoles?, demande Anne Vinet-Roy, présidente de l’AEFO.

Cette dernière accorde une piètre note au gouvernement de l’Ontario pour sa réponse à la pandémie dans les écoles de l’Ontario afin d'assurer la santé et la sécurité des élèves et du personnel.

L’AEFO n’accorde pas de note de passage au plan soi-disant sécuritaire que le gouvernement Ford et son ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, ont mis en place.

Anne Vinet-Roy, présidente de l’AEFO.

[Ils] doivent s’engager dans un véritable dialogue avec celles et ceux qui sont sur le terrain, en milieu scolaire, jour après jour, pour réellement assurer la sécurité de toutes et de tous, insiste la présidente de l’AEFO.

Avec les informations de Christian Milette et Samuel Blais Gauthier

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