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Les tables des marées bientôt disponibles sur votre cellulaire

Une barrière givrée devant le fleuve Saint-Laurent, à Rimouski.

Des vagues qui déferlent lors d'une marée haute

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Pour la première fois en 2021, le Service hydrographique du Canada ne publiera pas les Tables des marées en version papier. Elles seront remplacées par une application pour appareils mobiles.

Accessibles gratuitement sur Internet depuis plusieurs années, les données sur les niveaux d’eau seront désormais disponibles sur votre téléphone cellulaire ou votre tablette numérique.

Le gros avantage de cette transformation est que les gens auront accès à cette information de manière dynamique, explique Claude Tremblay, directeur régional au Service hydrographique du Canada (SHC).

Ainsi, plutôt que de consulter un document publié une fois par année, les utilisateurs auront accès à des données mises à jour en continu.

Pour monsieur et madame Tout-le-Monde qui, à l’occasion, taquinent le maquereau sur un quai de la Gaspésie, pour le riverain qui s’inquiète des grandes marées d’automne, l’information de base, marée montante et marée descendante, y sera. Toutefois, cette application offrira beaucoup plus.

L’application sera alimentée par des stations marégraphiques qui collectent les niveaux d’eau en temps réel. Le Saint-Laurent, par exemple, compte 28 de ces stations. C’est la beauté de ce service avec l’application mobile : si vous avez votre téléphone à on avec l’application GPS, automatiquement l’application détecte votre position et vous donnera le niveau d’eau le plus proche, explique Claude Tremblay.

Quatre personnes sont debout sur un voilier au centre d'un bassin à la marina de Rimouski.

Un voilier à la marina de Rimouski

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Mieux, le navigateur pourra entrer le tirant d’eau de son embarcation dans l’application, qui pourra le guider.

Un marin, observe M. Tremblay, aura donc accès à l’information au moment opportun, ce qui aidera à une navigation plus sécuritaire. On peut comparer ça à quand vous partez de chez vous avec votre voiture et que vous utilisez une application comme Google Map. Vous mettez une destination et ça vous dit le temps que ça va prendre, s’il y a du trafic. C’est un peu vers ça que s’en va la navigation avec toute l’information qui sera disponible.

L’implantation de l’application amènera aussi le Service hydrographique du Canada à automatiser la prise de données des marées qui, pour le moment, sont intégrées manuellement.

Les données seront ainsi accessibles historiquement, sur des périodes de deux ou trois ans, ce qui ouvre la porte à une planification de la navigation. Cet aspect pourrait notamment s’avérer utile pour un service de traversier, souligne Claude Tremblay.

Le Service hydrographique du Canada espère lancer ce nouvel outil au printemps. Les données seront aussi disponibles sur le site Internet du service pour l’ensemble du Canada.

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