•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les athlètes canadiens attendent des nouvelles de Patinage de vitesse Canada 

Les patineurs souhaitent confirmer leur entrée dans une bulle sanitaire, aux Pays-Bas, pour la Coupe du monde.

Cinq patineuses suivent une patineuse.

Ivanie Blondin mène dans le dernier droit du départ groupé des mondiaux à Salt Lake City.

Photo : La Presse canadienne / Rick Bowmer

Les patineurs de vitesse canadiens attendent avec impatience la réponse de Patinage de vitesse Canada (PVC) qui doit décider si ses athlètes pourront compétitionner dans une bulle à Heerenveen, aux Pays-Bas. Les deux premières Coupes du monde de la saison doivent se tenir à la fin janvier.

Les patineurs doivent toutefois arriver environ deux semaines avant pour se conformer aux exigences sanitaires. Et mardi, les Pays-Bas ont annoncé un confinement de cinq semaines jusqu'au 19 janvier.

On pensait que la décision serait prise lundi, mais on n'a encore rien entendu. Je sais pas trop quoi dire! C’est stressant et c’est démotivant. J’espère qu’ils vont vite prendre les décisions parce que le timing n’est pas super, souligne la patineuse d’Ottawa, Ivanie Blondin, championne du monde du départ groupé cette année.

L’athlète de 30 ans n’a pas attendu d’avoir la permission de PVC pour prendre l’avion vers l’Europe. Elle se trouve en Hongrie, avec son mari, où elle va s’entraîner avec l’équipe nationale.

En action lors d'une course, à la sortie d'un virage.

Ivanie Blondin aux Championnats du monde de patinage de vitesse longue piste à Salt Lake City

Photo : The Associated Press / Rick Bowmer

C’est une décision vers les Jeux olympiques. Avec les conditions d’entraînement à Calgary et l’isolement de 10 jours au retour d’un camp à St. John, la motivation n’était plus là. J’ai pris la décision de venir avec l’équipe hongroise, comme je l’ai fait au début de la dernière saison, ajoute Blondin.

Mercredi, les gestionnaires de l’Oval de Calgary ont annoncé que l’anneau serait inaccessible jusqu’en mai au moins.

L'anneau olympique a connu une défaillance mécanique critique entravant sa capacité à continuer à fabriquer de la glace, a déclaré la direction de l’Oval dans un communiqué.

Cet incident était une répétition des échecs survenus en 2018 et 2016. Le remplacement et la mise à niveau des équipements existants sont la seule option viable. Nos partenaires de réfrigération et de fabrication nous ont informés que la première date à laquelle nous pourrions nous attendre à la livraison, à l'installation et à la reprise des activités est à la fin mai 2021.

Blondin, qui a participé aux Jeux olympiques de Sotchi et de Pyeongchang, ne comprend pas pourquoi sa fédération tarde tant à approuver leur participation à la bulle néerlandaise. Selon elle, les mesures sanitaires accrues dans ce type d’environnement assureraient la sécurité des athlètes.

Elle voit également la progression des compétiteurs étrangers et s’inquiète du retard des Canadiens.

On a pris beaucoup de retard. Les Européens s'entraînent et font déjà des compétitions pendant qu’on attend. On veut aller dans la bulle pour patiner et compétitionner.

Une citation de :Ivanie Blondin, patineuse longue piste

Nous n’avons eu que quatre semaines de glace et les performances ne sont pas top cette année. Si je ne patine pas jusqu’à l’automne, je pense que mes Olympiques vont être finis. Je vais me qualifier, mais mes performances ne seront pas bonnes, ajoute la patineuse.

Tous dans le même bateau 

Son coéquipier Laurent Dubreuil vit la même chose. Il s’entraîne avec les moyens du bord et s’isole du mieux qu’il peut dans son petit appartement de Québec, dans l’espoir d’entrer dans la bulle. 

Le plus dur, c’est mentalement et psychologiquement. C’est notre passion, le patin. On aime s'entraîner, des mois sans être sur la glace, ça fait toute la différence sur notre bonheur, explique l’athlète. 

Laurent Dubreuil patine lors d'une compétition.

Laurent Dubreuil lors d'une compétition.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

On est dans un no man's land, il y a nulle part où aller. Les patineurs des autres pays ont eu des championnats nationaux, des compétitions domestiques. Ils s'entraînent presque de façon ininterrompue depuis le début de l’été sur la glace. 

Une citation de :Laurent Dubreuil, patineur de vitesse longue piste

Comme Blondin, il s’explique mal les délais de PVC pour une décision positive quant à leur participation aux Coupes du monde.

Il lève un pouce en l'air.

Laurent Dubreuil après son 1000 m à Calgary

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Beaucoup de fédérations ont déjà confirmé leur présence. Les athlètes savent qu’ils seront là. Je regarde les autres sports de glisse, en montagne, il y a des Coupes du monde et les athlètes canadiens sont là, s’impatiente Dubreuil. 

Blondin et Dubreuil parlent pour eux lorsqu’ils demandent une décision rapide de PVC. Mais on sent qu’ils prennent la parole pour tous leurs coéquipiers. Le temps presse, les participants aux Coupes du monde doivent être aux Pays-Bas avant la mi-janvier.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !