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Les livres en français les plus empruntés dans les bibliothèques de l’Ontario en 2020

Un homme portant un masque feuillette un livre dans une bibliothèque.

Les lecteurs ont moins emprunté de livres cette année en raison des fermetures de bibliothèques durant la première vague de la pandémie.

Photo : Getty Images / andresr

Les classiques de la littérature et les romans historiques semblent avoir eu la cote cette année parmi les collections francophones des bibliothèques de l’Ontario.

Radio-Canada a contacté cinq bibliothèques de la province pour connaître quels étaient les livres en français les plus souvent empruntés dans leur collection pour adulte entre le 1er janvier et le 1er décembre 2020. 

À Sudbury, des lecteurs avides de romans historiques

C’est La maison du docteur, un roman de l’écrivaine québécoise Louise Tremblay-d’Essiambre paru en août dernier qui remporte le titre du livre le plus souvent emprunté à Sudbury.

Deux autres de ses livres se retrouvent ex aequo en deuxième position, Marcel et Agnès

Je savais que les gens de l’Ontario m’aimaient beaucoup et moi aussi je les aime beaucoup, réagit-elle.  Elle ajoute qu’elle a toujours été bien reçue lorsqu’elle se déplace pour des événements, que ce soit à Sudbury, Hearst ou Toronto.

Portrait de Louise Tremblay-d'Essiambre.

L'écrivaine Louise Tremblay-d'Essiambre affirme que sa fille habite au nord de Toronto et qu'elle visite l'Ontario plusieurs fois par année.

Photo : Courtoisie de Guy St-Jean Éditeur

Est-ce que cet amour lui donne envie d’écrire un roman qui se déroulerait en Ontario? Je ne dis pas non. Il faudrait que je me documente un peu sur le vécu et les origines des francophones en Ontario pour que je puisse donner une certaine crédibilité à mon livre.

Parmi les autres livres les plus empruntés à la bibliothèque de Sudbury, on note également trois autres romans historiques : Le vieil amour et Vies Rapiécées de Jean-Pierre Charland ainsi que Le destin en marche de Michel Langlois.  

À Toronto, Albert Camus est l’auteur favoris des lecteurs

La bibliothèque de Toronto nous a fait parvenir les listes des livres les plus empruntés en version papier et numérique. 

La couverture du livre L'étranger.

Le livre L'étranger d'Albert Camus a obtenu le prix Nobel de littérature en 1957.

Photo : Éditions Gallimard

L’Étranger et La peste d’Albert Camus ont été les deux livres les plus empruntés en version papier, tandis que Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois arrive en troisième position.  

Du côté des livres électroniques, La Peste d’Albert Camus, Le mystère Henri Pick de David Foenkinos et Le pays des autres de Leïla Slimani occupent le haut du palmarès cette année.

La bibliothèque ajoute qu’elle a doublé à 400 000 $ le budget d'achat pour ses collections en français cette année parce qu’elle s’inquiétait du déclin du nombre d’emprunts de livres pour adulte. 

Selon elle, l’argent a presque tout été dépensé. La bibliothèque affirme qu’elle prévoit maintenir son budget à 400 000 $ en 2021.

Elle avait été critiquée en début d’année pour avoir voulu retirer du matériel en français de ses rayons, une décision qui avait été annulée.

À Mississauga, les classiques littéraires

La bibliothèque de Mississauga indique que c’est L’étranger d’Albert Camus qui a été le plus souvent emprunté cette année. 

Un autre classique littéraire arrive en deuxième position : Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas. La troisième place revient au roman historique Les années de plomb de Jean-Pierre Charland.

À Ottawa, les livres en vogue

Le palmarès des trois livres les plus empruntés à Ottawa est dominé par des œuvres qui ont eu beaucoup d’attention médiatique. D’abord, le livre gagnant du prix Goncourt de 2019, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois.  

Jean-Paul Dubois, entouré de micros, dans une foule.

Jean-Paul Dubois, à son arrivée du restaurant Le Drouant après avoir appris qu'il remportait le Goncourt.

Photo : Getty Images / AFP/DOMINIQUE FAGET

Puis, Anna et l’enfant-vieillard, un livre de Francine Ruel qui raconte la douleur d’une mère sans nouvelle de son fils itinérant depuis des mois.  L’autrice québécoise avait d’ailleurs parlé de sa propre expérience à l’émission Tout le monde en parle. 

On est chanceux à Ottawa parce qu’on a deux bibliothécaires qui sont dédiées à la sélection des collections francophones, explique Catherine Seaman, directrice de l’expérience client à la bibliothèque d’Ottawa.  

Les deux [bibliothécaires] passent leur temps à voir ce qui se passe sur les médias sociaux, à la télé, à la radio, pour bien connaître les intérêts de nos utilisateurs.

Une citation de :Catherine Seaman, directrice de l'expérience client à la bibliothèque d'Ottawa

Elle ajoute que les œuvres des lauréats de prix littéraires et celles des écrivains canadiens sont habituellement très recherchées auprès des lecteurs. Elle nomme par exemple les auteurs Louise Tremblay-d'Essiambre, Jean-Pierre Charland et Kim Thúy.

D'ailleurs, L’école de rang de Louise Tremblay-d’Essiambre fait aussi partie des livres les plus souvent empruntés à Ottawa.

À Windsor, entre histoire et suspense

La bibliothèque de Windsor indique que les deux premières positions sont occupées par des romans historiques de l’auteur québécois Michel David. 

Selon elle, les livres des sagas Chère Laurette et Au bord de la rivière ont été les plus empruntés, toutefois elle n’a pas précisé quels tomes de ces séries ont été les plus populaires.

La troisième place revient à un suspense du Français Guillaume Musso, La fille de Brooklyn.

Chute du nombre d’emprunts

Les cinq bibliothèques interrogées Radio-Canada ont remarqué une forte baisse du nombre d’emprunts cette année, autant pour leur collection en français qu’en anglais. 

Une femme portant un masque feuillette un livre.

La bibliothèque d'Ottawa indique que les emprunts de livres en français ont chuté de 50% durant les 11 premiers mois de 2020 par rapport à l'année précédente. Les emprunts pour les livres en anglais, eux, ont chuté de 47% durant la même période.

Photo : getty images/istockphoto / Yai Patpong

Les bibliothèques ont été fermées pendant trois mois et demi.  Ensuite, on a commencé à rouvrir, mais de façon graduelle.  On n’a pas toutes les heures qu’on avait auparavant et certaines de nos succursales sont encore fermées, explique Catherine Seaman de la bibliothèque d’Ottawa. 

Elle note toutefois que les emprunts de livres numériques en français ont fait un bond de 139 %. Ça veut dire que nos lecteurs ont découvert une nouvelle façon de lire.

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