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COVID-19 : l'Allemagne retourne en confinement partiel

Une vielle femme attend au feu de circulation, devant le marché.

Le marché de Noël de la Tauentzienstrasse a commencé à être démantelé mercredi à Berlin.

Photo : afp via getty images / Odd Andersen

Agence France-Presse

L'Allemagne est entrée mercredi dans un reconfinement partiel qui pourrait durer plus longtemps que prévu en raison de la propagation inquiétante de la pandémie de COVID-19 et de l'explosion du nombre de décès.

Au total, 952 personnes sont mortes au cours des dernières 24 heures, tandis que 27 728 nouvelles infections de coronavirus ont été recensées, selon l'institut de veille sanitaire Robert Koch. C’est un niveau proche du record journalier de près de 30 000 cas atteint vendredi dernier. Le précédent record de morts en une journée avait également été atteint vendredi dernier (près de 600).

La situation aux soins intensifs devient préoccupante. Au total, quelque 83 % des lits de réanimation sont occupés dans les cliniques allemandes, a indiqué mercredi matin la fédération de la médecine intensive (DIVI).

Près de 5000 lits sont encore disponibles, contre quelque 9000 mi-octobre. Ces annonces viennent alourdir un peu plus le climat dans le pays, déjà pesant avec l'extension des restrictions de déplacement à l'approche de Noël.

Le réveil est d'autant plus brutal que le pays avait été relativement épargné par la première vague de la pandémie au printemps et salué pour sa gestion du virus.

Les Allemands ont donc retrouvé mercredi le confinement partiel qu'ils avaient connu durant plusieurs semaines au printemps, avec la fermeture de tous les commerces non essentiels et des écoles.

Jusqu'au 10 janvier au moins, les autorités souhaitent mettre en application dans tout le pays le principe de Nous restons à la maison, selon le texte de la résolution adoptée dimanche à l'issue d'une réunion de crise entre la chancelière Angela Merkel et les dirigeants des 16 États régionaux.

Une femme marche dans la rue vide, devant une bijouterie.

Les commerces non essentiels sont fermés depuis mercredi en Allemagne.

Photo : Getty Images / Sean Gallup

Les contacts sociaux devront rester très restreints du 24 au 26 décembre, où les rencontres ne seront possibles qu'entre membres de la très proche famille.

Les festivités de la Saint-Sylvestre seront aussi réduites à leur plus simple expression : la vente de feux d'artifice et les rassemblements seront interdits. Ces mesures visent à ne pas provoquer d'engorgement du système hospitalier.

Dans la capitale, Berlin, le taux d'occupation de ces services, qui accueillent les cas les plus graves de COVID-19, dépasse déjà les 88 %.

À Berlin comme dans d'autres villes, les habitants se sont rués dans les magasins pour faire leurs achats de Noël avant la fermeture.

J'espère que les achats lundi et mardi ne nous pénaliseront pas. La courbe [des infections] est très mauvaise, s'est inquiétée Angela Merkel lors d'une réunion avec son groupe parlementaire conservateur.

Le vaccin va nous aider, mais l'évolution de la pandémie reste imprévisible, a-t-elle ajouté, alors que son gouvernement a fait pression sur l'Agence européenne des médicaments (AEM) pour qu'elle valide plus vite que prévu le remède des laboratoires Pfizer-BioNTech.

Les vaccinations devraient débuter avant la fin de l'année en Allemagne. Nous pourrons revenir petit à petit à la normale à partir de l'été, a promis mercredi le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, sur la chaîne de télévision RTL.

Un responsable de l'association médicale mondiale, Frank Ulrich Montgomery, s'attend à des mesures de confinement encore au moins jusqu'à Pâques. Même si les vaccins arrivent désormais plus tôt que prévu, ils ne contribueront que lentement à une amélioration de la situation, a-t-il dit aux journaux du groupe Funke.

Mesures plus strictes dans d'autres pays en Europe

La situation est également difficile dans d’autres pays européens.

Au Royaume-Uni, les pubs, restaurants et hôtels de Londres sont contraints de fermer pour la troisième fois cette année.

Devant la hausse continue du nombre de cas de COVID-19, le Danemark a annoncé mercredi la fermeture des commerces pendant les Fêtes. Du vendredi 25 décembre au 3 janvier, le Danemark sera vraiment fermé, à l'exception des magasins d'alimentation et des pharmacies, a annoncé la première ministre, Mette Frederiksen.

La fermeture des centres commerciaux interviendra dès jeudi, suivie par celle de certains commerces à partir du 21 décembre. Tous les commerces non essentiels seront fermés à partir du 25. Par ailleurs, les mesures de semi-confinement en vigueur dans les deux tiers des communes et dans les plus grandes agglomérations (fermeture des collèges et lycées, bars, restaurants, centres sportifs et lieux culturels) ont été étendues mercredi à l'ensemble du pays.

Aux Pays-Bas, un confinement de cinq semaines est entré en vigueur mardi, jusqu'au 19 janvier.

La France, où le rythme des contaminations peine à baisser, a de son côté instauré un couvre-feu qui s'applique désormais de 20 h à 6 h toutes les nuits, Nouvel An compris, à la seule exception du réveillon de Noël. Les bars, restaurants, théâtres, salles de spectacle, cinémas, musées sont fermés depuis fin octobre.

En Espagne également, la situation a été qualifiée d'inquiétante par le chef du gouvernement, Pedro Sánchez, en raison d'un rebond des cas de COVID-19 ces derniers jours. M. Sanchez n'a pas exclu de proposer un durcissement des restrictions pour Noël.

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