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« Surprise et déception » après la prolongation de la fermeture d'une piscine olympique

Une piscine.

La piscine olympique de l'Université Laurentienne est la seule de taille olympique dans le Nord-Est de l'Ontario.

Photo : Fournie par l'Université Laurentienne

Radio-Canada

La prolongation de la fermeture de la piscine l’Université Laurentienne — la seule de taille olympique dans le Nord-Est de l'Ontario — déçoit plusieurs nageurs de la région. Ces derniers, « surpris » par l’annonce, exigent d’ailleurs une meilleure communication de la part de l’établissement d'enseignement afin de trouver une solution rapide.

Jeudi soir, l’Université Laurentienne a annoncé qu’elle avait récemment reçu un rapport de la firme KPMG sur l’état de son complexe sportif Ben Avery.

La firme KPMG a conclu que les problèmes d’entretien à coût élevé, surtout en ce qui concerne la piscine, empêcheront l’Université de rouvrir ces installations, écrit la vice-rectrice aux études, Marie-Josée Berger, dans un communiqué.

L’Université estime que le coût des réparations dépasse 10 millions de dollars, ce qui rend ces projets hors de portée pour l’Université à l’heure actuelle.

Une citation de :Marie-Josée Berger, vice-rectrice aux études de l’Université Laurentienne

Ainsi, l’Université Laurentienne décide de garder la piscine et l’édifice Ben Avery fermés jusqu’en avril 2021, au moins, peut-on lire dans le communiqué.

L’entraîneur en chef du club de natation Sudbury Laurentian, Dean Henze, qui se sert généralement de la piscine de la Laurentienne pour les séances d’entraînement, se dit très déçu et un peu surpris particulièrement par le coût des réparations.

Quand nous étions là en mars, tout semblait bien fonctionner, mieux qu’auparavant d’ailleurs [...]. Donc ce montant a été une grande surprise et la date de fin avril a vraiment été décourageante pour nous, indique-t-il.

L’édifice Ben Avery avait initialement été fermé en mars en raison de la crise sanitaire. Depuis l’allègement des restrictions dans la région et la réouverture des piscines municipales, plusieurs citoyens et clubs de natation demandent à l’Université Laurentienne de rouvrir sa piscine.

Dean Henze dit d’ailleurs avoir pris part à plusieurs discussions avec les autorités de l’établissement à ce sujet, mais que l’Université n’a jamais évoqué les rénovations comme argument pour la prolongation de la fermeture.

La majeure partie des discussions portait sur les coûts opérationnels, combien d’argent il faut chaque semaine pour garder la piscine ouverte. On voulait s’assurer que l’Université ne perde pas d’argent. C’était ça, notre priorité, explique Dean Henze.

On voit l'affiche du centre avec en arrière-plan l'édifice.

Le Centre d'éducation physique Ben F. Avery de l'Université Laurentienne, à Sudbury

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

L’entraîneur reconnaît tout de même que certains travaux d’entretien sont sûrement nécessaires.

Quand on est là chaque jour, on remarque des problèmes, mais aucun à mon sens qui justifie la fermeture d’une infrastructure, note-t-il.

On risque de perdre une génération de nageurs

Privé de la piscine de la Laurentienne, le club de Dean Henze s’entraîne depuis quelques mois dans une piscine municipale.

Mais le déménagement n’est pas sans impact, précise-t-il.

Quitter cette piscine [de la Laurentienne] pour aller vers de plus petites infrastructures de la Ville — pour lesquelles je suis extrêmement reconnaissant — a limité le nombre de nageurs qu’on peut mettre dans la piscine et notre capacité à attirer de nouveaux nageurs, fait-il savoir.

L’impact sera encore plus grand si la piscine ne rouvre pas bientôt. On risque de perdre une génération de nageurs. Si on ne peut pas amener de nouveaux enfants, ce trou va être difficile à combler.

Une citation de :Dean Henze, entraîneur en chef du club de natation Sudbury Laurentian

Ryllie Tryon, membre de l’équipe de natation féminine de l’Université Laurentienne, s’entraîne aussi désormais avec ses coéquipières dans une piscine gérée par la Ville du Grand Sudbury. En raison de la COVID-19, elle craint avoir déjà participé à sa toute dernière compétition, en février dernier, même s'il lui reste encore une autre année d’études.

L’annonce de l’Université Laurentienne ne calme aucunement ses inquiétudes, indique-t-elle.

C’est épeurant de voir que notre équipe n’a pas un bel avenir pour l’année prochaine ou même l’année d’après parce qu’on n’aura pas notre propre piscine.

Une citation de :Ryllie Tryon, membre de l’équipe de natation féminine de l’Université Laurentienne

Elle ajoute qu’elle aimerait que l’Université communique rapidement avec les gens qui se mobilisent pour exiger la réouverture de la piscine afin de leur expliquer son plan de contingence.

Dean Henze souhaite aussi une justification des travaux de la part de l’Université.

J’aimerais un peu plus de clarifications au sujet des travaux qu’ils veulent effectuer et s’il faut vraiment fermer la piscine en les faisant. [...] Si quelqu’un de l’Université pouvait prendre part à la réunion de notre conseil d’administration en janvier pour nous donner un meilleur aperçu de la situation, ce serait très apprécié, ajoute-t-il.

L’Université Laurentienne a refusé notre demande d’entrevue.

Dans son communiqué, la vice-rectrice aux études, Marie-Josée Berger, souligne que l’Université continue de chercher activement des subventions, des partenariats ou des fonds qui pourraient aider à financer les améliorations requises pour rouvrir ces installations.

Certains services de l'édifice Ben Avery, comme la clinique de physiothérapie, demeurent accessibles aux athlètes, aux entraîneurs, au personnel autorisé et au corps professoral de l’Université Laurentienne.

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