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Des planchistes de Victoria récoltent 18 000 $ pour la santé mentale

Quatre planchistes sont assis sur le rebord du planchodrome de Victoria.

Felicia Mazerolle (deuxième personne en partant de la droite) et ses amis ont mobilisé leur réseau pour collecter l'argent.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Des habitués des parcs de planche à roulettes de Victoria affirment avoir dépassé leur objectif de collecte de fonds pour offrir des soins de santé mentale à dix personnes marginalisées de la ville.

Felicia Mazerolle est une personne queer de couleur de Victoria qui se dit exaspérée par les contrôles policiers réguliers et le profilage racial qu'elle subit à l'entrée de certains grands magasins.

La police m'a déjà contrôlée cinq fois alors que je rentrais chez moi ou que je sortais fumer, raconte Felicia Mazerolle. Quand George Floyd a été tué par la police américaine en mai, les gens se sont mis à publier des vidéos de meurtres de Noirs et ça m'a miné le moral.

Felicia Mazerolle a donc cherché à consulter un psychologue, mais a trouvé que le prix d'une consultation était inabordable.

Une vingtaine de planchistes se sont alors engagés à collecter 500 $ chacun et, selon Felicia Mazerolle, ils ont dépassé leur objectif en amassant un total de 18 000 $. L'argent doit servir à financer en priorité les soins de santé mentale de personnes noires, autochtones ou de couleur et de personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, queer ou bispirituelles.

« Nous sommes déjà quatre personnes à pouvoir bientôt en profiter. »

— Une citation de  Felicia Mazerolle, planchiste de Victoria

Je prépare un formulaire de candidature pour le mois prochain, et les gens auront 30 jours pour le remplir et l'envoyer, précise Felicia Mazerolle.

Un esprit d'entraide

Josh McGowan se rend au planchodrome presque tous les jours. Il a d'abord entendu parler de la collecte de fonds par Instagram avant qu'elle ne devienne un sujet de conversation parmi les planchistes.

C'est une très bonne idée qui tombe au bon moment, estime-t-il. Cela répond à de nombreux problèmes, surtout en pleine pandémie, alors que beaucoup de gens ont besoin d'argent.

La seule collecte de fonds comparable à celle-ci en termes de mobilisation, selon lui, est une collecte menée par des planchistes de l'ouest de Victoria pour la construction d'un nouveau parc de planche à roulettes dans la municipalité de Colwood.

Le planchiste de 22 ans effectue une figure sur une rampe.

Josh McGowan aime l'esprit de communauté qui règne dans ce parc de Victoria.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

La planche à roulettes est un très bon moyen de rencontrer des gens, s'enthousiasme-t-il. C'est important pour la santé mentale, surtout en ce moment où il y a la COVID-19. On peut faire des rencontres en respectant la distanciation physique.

Les planchistes les plus expérimentés prennent la responsabilité d'enseigner l'étiquette aux nouveaux. Les planchistes queers ont par ailleurs constitué un groupe pour faire avancer l'inclusion dans les planchodromes.

Si quelqu'un a des propos blessants, ne respecte pas ton espace ou ne prend pas le temps de t'expliquer l'étiquette, alors la communauté est là pour te défendre et te soutenir, se réjouit ainsi Felicia Mazerolle.

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