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Les Canadiens sont aussi anxieux qu'au printemps, selon un sondage

Profil en noir d'un homme assis sur une chaise et qui a le front appuyé dans sa main.

La santé mentale des femmes, des parents et des jeunes adultes semble être particulièrement touchée, selon les conclusions d’une série de sondages.

Photo : iStock

Radio-Canada

Près du quart des Canadiens ressentent une anxiété modérée ou sévère et consomment de l'alcool de manière abusive, selon un sondage du Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto.

Les résultats, publiés mardi, proviennent de la sixième et dernière enquête du Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto (CAMH) en 2020 sur la santé mentale des Canadiens, en collaboration avec la société de collecte de données Delvinia.

Le dernier sondage, effectué auprès de 1003 Canadiens, a été mené du 27 novembre au 1er décembre, au moment où Toronto et Montréal amorçaient un confinement et que le pays dans son ensemble était aux prises avec une deuxième vague d'infections de COVID-19.

Les résultats montrent que l'anxiété a atteint des niveaux similaires à ceux du début de la pandémie, après avoir chuté de manière importante au cours de l'été, lorsque les restrictions sanitaires ont étét assouplies.

Ainsi en mai dernier, 25,4 % des répondants indiquaient être anxieux, contre 19 % en juillet. Ce taux est remonté à 24,3 % lors de la dernière enquête.

Dans le dernier sondage, les personnes âgées de plus de 60 ans ont été les moins submergées par une anxiété modérée ou sévère (11,8 %), à l’inverse des jeunes adultes de 18 à 39 ans (33,2 %).

La moitié des personnes développant de l’anxiété indiquent que leur état psychique est alimenté par l’inquiétude financière, selon l’étude.

Consommation excessive d'alcool

Les niveaux de dépression sont restés relativement stables au cours de la pandémie, mais ils sont plus prévalents chez les femmes.

Plus de 24 % d’entre elles ont rapporté se sentir déprimées de manière occasionnelle ou la plupart du temps au cours de la semaine précédant l’enquête, soit nettement plus que les hommes (18,9 %).

La consommation excessive d’alcool a également augmenté significativement en 2020, alors que plus d’un quart des participants (25,7 %) ont déclaré s’être adonnés à des beuveries express.

C’est sept points de pourcentage de plus que ce que Statistique Canada relevait pour l’année 2019.

Il s’agit d’un niveau trop élevé, [qui] n’a pas beaucoup changé ces derniers mois, selon le Dr David Gratzer, psychiatre au CAMH.

La consommation excessive d’alcool est loin d’être idéale et pourrait hanter les gens, affirme-t-il.

L'alcool crée une dépendance. Plus les gens s'engagent dans ce mécanisme d’adaptation malheureuse, plus il sera difficile de changer.

Une citation de :Dr David Gratzer, psychiatre au Centre de toxicomanie et de santé mentale

Les effets à long terme de la pandémie sur la santé mentale sont encore inconnus, estime quant à elle la Dre Hayley Hamilton, scientifique principale à l'Institut pour la recherche en politiques de la santé mentale de CAMH.

Afin de prévenir les éventuelles séquelles psychologiques associées à la pandémie, elle en appelle au financement des pouvoirs publics pour soutenir le bien-être des Canadiens, et assurer la promotion, la prévention et le traitement de la santé mentale.

Sondage Impact de la COVID-19 sur la santé mentale et la consommation de drogue

Méthodologie : Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 6021 Canadiens, quatre jours par mois, de mai à décembre. Il a été conduit auprès de Canadiens anglophones de 18 ans et plus inscrits au panel Asking Canadians, de la compagnie de collecte de données Delvinia. L'échantillon a été pondéré en fonction de l'âge, du genre et de la répartition géographique de la population canadienne anglophone.

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