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Violence armée : Toronto veut s'attaquer aux fusillades au volant

Une scène de crime, la nuit, entourée de ruban jaune de police. Plusieurs véhicules d'urgence sont sur place.

Toronto demande l'aide de la province pour réduire le nombre de fusillades dans la ville.

Photo : Radio-Canada / Jeremy Cohn/CBC

Toronto demande à son service de police et à la Commission des services policiers de Toronto de se pencher sur le nombre croissant de fusillades et de porter une attention particulière aux fusillades au volant qui se multiplient chaque année.

Le conseil municipal demande à la Commission des services policiers de Toronto d'élaborer un plan pour réduire les fusillades incessantes, en particulier les nombreuses fusillades au volant qui mettent quotidiennement la vie de Torontois en danger.

Toronto rapporte 449 fusillades depuis le début de l’année, soit une réduction de 3 % comparativement à la même période l’année dernière, selon le corps policier de la ville. On en comptait 492 en 2019.

Dans le nord-ouest de Toronto, le poste du quartier 31 est celui qui compte le plus de fusillades cette année avec 86. Juste à l'est, au poste du quartier 32, on en compte 42 depuis le début de l'année.

En novembre, un garçon de 12 ans a été atteint par une balle perdue lors d'un échange de coups de feu survenu dans le quartier North York. Sa famille a fait don de ses organes.

Le garçon était au mauvais endroit au mauvais moment, selon la police de Toronto, au milieu d'un échange de coups de feu entre deux véhicules.

La Ville réclame l’aide du gouvernement provincial pour lutter contre cette violence armée qui ne s’essouffle pas. Le conseil municipal demande à l’Ontario de suspendre les permis de conduire des conducteurs trouvés en possession illégale d'une arme à feu par la police.

La possession d’armes illégales entraîne généralement des accusations en vertu du Code criminel canadien, plutôt que des accusations pour infraction au Code de la route de la province, a répondu par courriel un porte-parole du ministère ontarien des Transports.

Il a ajouté que le ministère partage les inquiétudes de la Ville et s’efforce constamment d’ajuster ses politiques et ses pratiques et d’améliorer la sécurité routière.

Travailler avec les communautés

L'activiste communautaire et fondateur du mouvement Zero Gun Violence, Louis March, a participé à la réunion de la Commission des services policiers de Toronto mardi pour souligner l'importance de la collaboration avec des membres des diverses communautés.

Un homme portant des lunettes et une casquette parle dans la rue dans le cadre d'une entrevue.

Louis March est le fondateur du mouvement Zero Gun Violence.

Photo : Radio-Canada

L'engagement communautaire est un élément clé, rappelle-t-il.

Il doit y avoir une compréhension des différentes communautés de Toronto et de leurs membres pour savoir comment les intégrer dans une stratégie qui change et s'adapte d'une partie de la ville à une autre, ajoute M. March.

Le Service de police de Toronto devra aussi présenter les mesures et initiatives spécifiques en place pour lutter contre la violence armée et les gangs, en particulier à Lawrence Heights, lors de la réunion de la Commission des services policiers de Toronto en février 2021.

En 2014, un enseignant du quartier Lawrence Heights a été tué par balle alors qu'il était descendu de chez lui pour déplacer sa voiture. Cette année, c'est un employé d'un YMCA qui a perdu la vie, abattu dans son véhicule au mois d'octobre. Il se trouvait dans le même quartier.

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