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Procès pour viol : Gilbert Rozon connaîtra le jugement cet après-midi

Gilbert Rozon portant un masque dans un corridor du palais de justice de Montréal.

Gilbert Rozon, au palais de Justice de Montréal, le mardi 15 décembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Le fondateur de Juste pour rire, Gilbert Rozon, sera bientôt fixé sur son sort : le tribunal rendra mardi après-midi sa décision dans ce procès pour viol et attentat à la pudeur.

Le procès s'est déroulé en octobre et les plaidoiries des avocats ont été présentées à la juge Mélanie Hébert de la Cour du Québec en novembre, au palais de justice de Montréal.

Il revient à la Couronne de prouver, hors de tout doute raisonnable, que Gilbert Rozon, maintenant âgé de 66 ans, est coupable des gestes reprochés, qui auraient été posés il y a environ 40 ans.

La plaignante a accepté la levée de l'interdit de publication sur son identité. Il s'agit d'Annick Charette, qui a aujourd'hui 60 ans.

Le procès a soulevé toutes sortes d'enjeux : la notion du consentement, la présentation de versions contradictoires par l'accusé et la plaignante, leur crédibilité en tant que témoins et le passage du temps qui a compliqué le tout.

À l'origine de cette affaire se trouve un rendez-vous galant en 1980 entre Gilbert Rozon, alors âgé de 25 ans, et une jeune femme de 20 ans. Ils s'entendent sur un point : ils ont passé un moment ensemble dans une discothèque des Laurentides. Mais après, les versions divergent.

Agression ou romantisme

La femme, qui a témoigné avec aplomb, a raconté à la juge Hébert qu'après la discothèque, Gilbert Rozon devait la reconduire chez elle, mais s'est arrêté en chemin à la maison de sa secrétaire pour aller chercher des documents. À l'intérieur, la femme a raconté qu'il s'est jeté sur elle pour l'embrasser, lui mettant la main au décolleté, puis tentant de lui retirer ses petites culottes. Elle s'est débattue et l'a repoussé pour qu'il cesse, a-t-elle témoigné.

Gilbert Rozon a plutôt relaté une fin de soirée romantique, lors de laquelle ils se sont embrassés devant le feu de foyer. Mais lorsqu'il a tenté de mettre la main sous sa jupe, elle se serait raidie et il aurait arrêté net, dépité. Ils ont dormi dans des chambres différentes.

Le lendemain matin, les versions sont tout aussi opposées : la plaignante a relaté s'être réveillée au petit matin parce que Gilbert Rozon était sur elle, déterminé à avoir une relation sexuelle. Elle n'y a jamais consenti, a-t-elle rapporté dans la salle de Cour.

L'accusé a dit s'être réveillé alors que la plaignante était à califourchon sur lui, en train de se faire l'amour.

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