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Lancement imminent de « Je contribue » à la campagne de vaccination au Québec

Le directeur de la campagne estime que le besoin de main-d’oeuvre sera très élevé dès le mois d’avril.

Une infirmière vaccine une personne âgée.

Le vaccin a été administré pour la première fois au Canada lundi matin.

Photo : iStock

Une initiative née lors de la première vague de la pandémie sera utilisée afin de recruter cette fois des professionnels de la santé à l’occasion de la vaste campagne de vaccination contre la COVID-19. Le directeur de la campagne au Québec, Daniel Paré, confirme qu’une plateforme semblable à « Je contribue » sera lancée au cours des prochaines semaines.

En entrevue avec Patrick Masbourian à l’émission Tout un matin, celui qui était jusqu’à tout récemment le PDG du CISSS de Chaudière-Appalaches précise que les retraités du milieu de la santé seront encouragés à contribuer.

On est dépendant de l’arrivée des vaccins, c’est certain, mais on se prépare. On connaît le calendrier pour les premiers mois de l’année, mais moi, je suis aussi dans avril, mai et juin, c’est à ce moment qu’on va parler de la grande campagne de vaccination, précise M. Paré.

Au début du mois, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a pris les mesures nécessaires pour qu’un plus grand nombre de professionnels de la santé puissent vacciner la population.

Des sages-femmes aux acupuncteurs

Des étudiants en pharmacie, en pratique sage-femme ou en inhalothérapie, ou de futurs infirmiers ou infirmières auxiliaires et des résidents en médecine pourront contribuer à la campagne.

L’arrêté ministériel permettra aussi aux acupuncteurs, audiologistes, chiropraticiens, audioprothésistes, denturologistes, ergothérapeutes, hygiénistes dentaires d'administrer le vaccin.

Les professionnels sélectionnés participeront à une formation sur la vaccination avant d'entamer officiellement leur nouvelle tâche.

Daniel Paré, président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches.

Daniel Paré, directeur de la campagne de vaccination au Québec (archives)

Photo : Radio-Canada

Pour sortir de cette noirceur

Le directeur Daniel Paré remplace depuis la semaine dernière Jérôme Gagnon, sous-ministre adjoint à la Santé, qui a dû céder sa place pour des raisons de santé.

Je me concentre sur le défi, dans la gestion de cette pandémie, pour pouvoir travailler maintenant sur le dossier sur le vaccin et pour sortir de cette noirceur, affirme M. Paré.

Il croit que ses qualités de gestionnaire ont su retenir l’attention des décideurs au ministère de la Santé, qui lui ont confié cette tâche importante.

Le directeur de la campagne de vaccination dit être en communication constante avec le gouvernement fédéral et des compagnies pharmaceutiques comme Pfizer, qui a livré le tout premier vaccin, afin de suivre de près la situation.

Il admet que les obstacles rencontrés dans la gestion de ce premier vaccin de Pfizer-BioNTech, dont les fioles ne peuvent être déplacées, devront bientôt être contournés.

Un agent d'UPS entre un congélateur dans une bâtisse. Plusieurs personnes prennent des photos.

Les premiers vaccins de Pfizer-BioNTech sont arrivés lundi à Montréal, livrés grâce à UPS au Centre gériatrique Maimonides.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Notre souhait, c'est que d’ici quelques semaines, on puisse déplacer les vaccins, pour être plus près de nos clientèles un peu partout, souligne-t-il.

Daniel Paré assure cependant que de nombreuses doses sont conservées dans des congélateurs, comme l’exige le type de vaccin produit par Pfizer, pour administrer les deuxièmes doses aux personnes qui ont été vaccinées cette semaine.

Il y a un délai de 21 à 28 jours pour donner une deuxième dose, donc nous, on garde environ la moitié des doses pour ça, et on est confiants que tout va bien se passer.

Tout s'est bien passé

Lundi, la santé publique a officiellement reçu ses 4000 premières doses. Elles serviront à vacciner les résidents et des travailleurs de la santé du Centre d’hébergement Saint-Antoine, à Québec, et du Centre gériatrique Maimonides, dans l’ouest de l’île de Montréal.

À Québec, la coordinatrice régionale de la sécurité civile au CIUSSS de la Capitale-Nationale parle d'une première journée de vaccination qui s'est déroulée sans accroc.

Avec 145 doses administrées lundi, on n'a eu aucune perte, et tout s'est bien passé. Toutes les personnes vaccinées ont bien réagi. Il n'y a pas eu de réactions indésirables, poursuit Patricia McKinnon.

Du côté de Montréal, quelque 150 résidents du CHSLD Maimonides ont reçu le vaccin. La campagne se poursuit aujourd'hui et des travailleurs de la santé pourront également être vaccinés.

Avec la collaboration d'Hadi Hassin

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