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Le 19 décembre 2005, Jean-Paul L’Allier quittait le conseil municipal de Québec

Jean-Paul L’Allier saluant les gens à partir d'une voiture.

Jean-Paul L'Allier, maire de Québec de 1989 à 2005

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 15 ans, le maire de la Ville de Québec Jean-Paul L’Allier tirait sa révérence. En 15 ans, il a contribué à profondément en modifier le visage.

De la beauté au lieu du béton

On ne peut pas avoir une ville de la beauté et de la taille de Québec et avoir un centre-ville qui a été bombardé.

Jean-Paul L'Allier, maire de Québec

C’est par cette phrase que la journaliste Camille Simard commence son reportage sur le décès de l’ancien maire de Québec Jean-Paul L’Allier, présenté à RDI Économie le 5 janvier 2016.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

RDI Économie, 5 janvier 2016

Jean-Paul L’Allier a été ministre des Communications et des Affaires culturelles dans le premier gouvernement de Robert Bourassa de 1970 à 1976.

Il a aussi représenté le Québec comme délégué général à Bruxelles de 1981 à 1984.

Le reportage se concentre cependant sur l’importante contribution que Jean-Paul L’Allier a laissée comme maire de la Ville de Québec entre novembre 1989 et novembre 2005.

Jean-Paul L'Allier a été un maire bâtisseur.

Il est très critique de l’urbanisme tel que pratiqué dans les années 1970.

Le maire Jean-Paul L’Allier veut réhabiliter le centre-ville de Québec défiguré par les démolitions d’édifices et l’adoption excessive du béton et des autoroutes tentaculaires.

Pour faire revivre le centre de Québec, comme le rappellent certains Québécois interrogés par Camille Simard, le maire L’Allier s'est permis quelques coups d’éclat.

C’est ainsi qu’il a forcé les fonctionnaires municipaux à quitter l’hôtel de ville pour venir s’installer dans le quartier Saint-Roch.

Le maire voulait que ces derniers comprennent mieux la réalité des lieux ainsi que ses carences en aménagement urbain.

Jean-Paul L'Allier a aussi conclu une entente avec l’Université Laval pour que l’École des arts visuels déménage dans le quartier Saint-Roch.

D'autres institutions universitaires, comme l'École nationale d'administration publique (ENAP) et Télé-Université, suivront.

L’édifice de la Dominion Corset, abandonné depuis 10 ans, est par ailleurs restauré.

L'ancienne usine de fabrication de vêtements devient dès lors une ruche dans laquelle se côtoient fonctionnaires, étudiants et professeurs.

Puis, dès la fin de son premier mandat, Jean-Paul L’Allier inaugurait, en 1993, le jardin Saint-Roch qui redonnait au quartier un espace vert public dont il avait été privé pendant longtemps.

Un maire réaliste, malgré les critiques

À l’automne 2000, il y a déjà 10 ans que Jean-Paul L’Allier est maire de la Vieille-Capitale.

L’animateur du Téléjournal/Le Point, Stéphan Bureau, en profite pour visiter la ville avec ce dernier et voir quelles sont les modifications apportées au paysage urbain de Québec.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Téléjournal/Le Point, 12 octobre 2000

Lors de la présentation de cette visite guidée à son émission le 12 octobre 2000, Stéphan Bureau confirme d’emblée que la ville de Québec a considérablement changé en une décennie.

Le maire L’Allier montre à Stéphan Bureau le parc Saint-Roch qui est, selon lui, l’élément essentiel de la revitalisation du centre-ville de Québec.

Une deuxième étape a suivi en démolissant le mail Saint-Roch, jugé trop similaire aux centres d’achat des banlieues.

La destruction du mail Saint-Roch a permis la redécouverte des magnifiques façades de la rue Saint-Joseph et la réhabilitation de cette dernière.

La gare du Palais, mais aussi le parlement de Québec, a été dotée de nouveaux écrins.

Dans ce dernier cas, le maire L’Allier concrétisait un projet qui avait été proposé il y a plus de 50 ans.

Stéphan Bureau conclut qu’il n’y a pas de gestes gratuits dans le nouveau plan d’urbanisme du maire L’Allier.

Plusieurs critiques ont accusé le maire L’Allier au cours de son mandat de « pelleter des nuages ».

Mais les propos qu’il a, en conversant avec Stéphan Bureau, indiquent que c'est une affirmation peut-être un peu injuste.

La beauté, affirme le maire de Québec, est un sage investissement.

Dans le parc Saint-Roch, remarque-t-il, les gens ne touchent pas aux infrastructures parce qu’ils aiment la beauté que représente cet espace public.

La beauté est rentable, confirme Jean-Paul L'Allier.

Pour embellir Québec le plus possible, Jean-Paul L’Allier se fixait un échéancier bien précis.

En 2008, Québec allait souffler ses 400 bougies.

C’est l’agglomération urbaine la plus ancienne des Amériques au nord du Mexique.

Voilà une occasion à ne pas manquer pour montrer au monde la ville et sa beauté, affirme Jean-Paul L'Allier.

Andrée Boucher a succédé à Jean-Paul L’Allier à la mairie de Québec le 19 novembre 2005.

Il a quitté le conseil municipal de la Ville de Québec le 19 décembre 2005, pour se consacrer, entre autres, à l'enseignement à l'Université Laval.

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