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Accusé d'agression sexuelle, le député Harold LeBel est exclu du caucus du PQ

Il s'apprête à monter dans une voiture à sa sortie du poste de police de Rimouski.

Le député de Rimouski, Harold LeBel, vient d'être officiellement accusé d'agression sexuelle.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À la suite de son arrestation en lien avec une affaire d’agression sexuelle mardi matin, le député péquiste de Rimouski, Harold LeBel, a été retiré du caucus du Parti québécois (PQ).

Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, s'est dit sous le choc à la suite de cette nouvelle.

Nos prenons ces informations très au sérieux, a-t-il affirmé en conférence de presse. Nous avons décidé de le retirer le temps que le processus judiciaire suive son cours. Au Québec, personne n'est au-dessus de la loi et nous allons collaborer avec la police. Toutes les violences sexuelles doivent être combattues avec force.

Harold LeBel a été arrêté mardi matin à Rimouski et interrogé par les policiers. Il est accusé d'agression sexuelle. Il a quitté le poste de police à 12 h 30 après avoir été libéré sous promesse de comparaître le 11 janvier au palais de justice de Rimouski.

Le député Harold LeBel à sa sortie du palais de justice de Rimouski, l'air abattu.

Le député Harold LeBel à sa sortie du poste de la Sûreté du Québec à Rimouski

Photo : Radio-Canada

M. LeBel n'a pas voulu commenter son arrestation devant les journalistes. Vous savez bien que je ne peux rien dire. Ça va suivre les procédures, s'est-il contenté de dire.

Selon le mandat d'arrestation, signé par le juge James Rondeau le 26 novembre dernier, les faits reprochés se seraient produits en octobre 2017 à Rimouski. La présumée victime est une élue. Son identité est protégée par une ordonnance de non-publication.

Réaction prudente

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe à Rimouski et à Québec.

Amené à commenter l'affaire, le maire de Rimouski, Marc Parent, a dit constater que la nouvelle a ébranlé de très nombreux citoyens.

Avec beaucoup de prudence et en soulignant la gravité des accusations, il a rappelé le principe de la présomption d'innocence et, de manière plus générale, il a affirmé que dans toutes les affaires d'agression sexuelle, il faut avoir une pensée pour les victimes présumées.

Harold est un ami à moi, a-t-il mentionné. C'est une situation qui est difficile, bien entendu, pour la présumée victime. C'est également une situation qui est extrêmement difficile pour le présumé agresseur.

Le président de l'exécutif du Parti québécois dans Rimouski, Alain Dion, se dit troublé par ces accusations.

On va attendre la suite des choses et l'évolution de l'enquête. On est vraiment secoué, a-t-il déclaré mardi après-midi.

M. Dion a admis ne pas avoir parlé avec Harold LeBel depuis l'annonce de son arrestation. Il a dit lui avoir laissé un message et qu'il sera là si le député a besoin de parler.

Toutefois, pour la collègue de M. LeBel, la députée Véronique Hivon, c’est tolérance zéro. Personne n'est au-dessus de la loi et on a toutes une pensée pour cette victime alléguée aujourd’hui. Ce phénomène-là, il est trop présent dans notre société, a-t-elle soutenu.

Télé-Québec a par ailleurs retiré de ses plateformes la série Nos élus, qui présentait le quotidien de certains élus de l'Assemblée nationale, dont le député de Rimouski.

Ces événements surviennent au moment où les quatre partis politiques font une annonce dans le cadre du dépôt du rapport du comité d’experts pour l’accompagnement des victimes d’agression sexuelle.

M. LeBel, qui est âgé de 58 ans, s'est fait élire pour la première fois en 2014. Il était le porte-parole de sa formation en matière d'emploi, de solidarité sociale et de lutte contre la pauvreté, entre autres.

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