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Huawei : Meng Wanzhou ouvre un nouveau front contre son extradition

 Meng Wanzhou entourée de neuf personnes attend le feu vert à un passage pour piétons.

Meng Wanzhou entourée de ses gardes de sécurité et de son équipe de défense revient au palais de justice de Vancouver après une pause aux audiences devant la Cour suprême de la C.-B. le vendredi 11 décembre 2020.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Agence France-Presse

Les avocats de Meng Wanzhou, cadre du géant chinois Huawei arrêtée au Canada fin 2018 à la demande de la justice américaine, ont déposé lundi de nouvelles pièces au dossier pour tenter de faire dérailler sa procédure d'extradition devant un tribunal de Vancouver.

Meng Wanzhou, fille du fondateur du numéro deux mondial des téléphones intelligents, fait l'objet d'une demande d'extradition des États-Unis, qui lui reprochent d'avoir contourné les sanctions américaines contre l'Iran.

Lundi, au dernier jour d'une nouvelle série d'audiences devant le tribunal, ses avocats ont déposé de nouveaux documents visant à faire avorter la procédure d'extradition, dont le contenu n'a pas immédiatement été rendu public.

Ces documents feront l'objet de nouvelles audiences prévues pour début mars.

Cette nouvelle carte vient s'ajouter à trois autres lignes de défense soutenues jusqu'ici par les avocats de Meng Wanzhou pour faire dérailler la procédure.

Depuis un mois, ses avocats ont enchaîné les témoignages affirmant que les droits de leur cliente avaient été violés lors de son arrestation à l'aéroport de Vancouver, le 1er décembre 2018, ou que des informations sensibles la concernant avaient été transmises au FBI, ce que le Canada dément.

Trump a empoisonné la procédure

Ils ont également soutenu que le président américain sortant Donald Trump avait empoisonné la procédure en affirmant fin 2018 qu'il n'hésiterait pas à intervenir dans le dossier contre Mme Meng si cela permettait d'obtenir des concessions commerciales de la Chine.

Mme Meng est accusée d'avoir menti à la Banque HSBC sur la relation entre Huawei et Skycom, une filiale qui vendait des équipements de télécoms à l'Iran, lors d'une présentation PowerPoint faite en 2013, exposant la banque à des sanctions américaines.

Mme Meng nie ces accusations.

Elle s'était refusée la semaine dernière à commenter des informations sur des discussions entre le géant chinois des télécoms et l'administration américaine en vue de son éventuelle libération.

L'arrestation de Meng Wanzhou a provoqué une crise diplomatique majeure entre la Chine et le Canada.

L'audience finale pour déterminer si Meng Wanzhou doit être extradée a été reportée lundi d'avril à mai prochain.

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