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Pénurie de places en garderie : Port Coquitlam doit intensifier son action

Des enfants font de l'exercice dans une garderie.

Port Coquitlam attire beaucoup de jeunes familles, mais la ville fait face à une pénurie criante de places en garderie.

Photo : iStock

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Port Coquitlam doit doubler ou tripler le nombre de places disponibles en garderie pour répondre à la demande, conclut un groupe d'experts chargé d'aider la Ville à améliorer l'accès aux services à la petite enfance.

La ville de Port Coquitlam compte 2245 places de garderie pour 8380 enfants âgés de 0 à 12 ans.

Ça veut dire qu'il y a environ quatre enfants pour chaque place de garderie disponible, a expliqué le Conseil de recherche et de planification sociale de la Colombie-Britannique (SPARC) devant le conseil municipal, mardi dernier.

Le maire de Port Coquitlam, Brad West, a lui-même ressenti les effets de cette pénurie lorsqu’il cherchait un service de garde pour son fils.

À six mois de la fin du congé de maternité de sa femme, il a commencé à contacter des garderies. On lui a fait savoir qu’il aurait dû le faire dès que sa femme était tombée enceinte.

Brad West explique que la Ville examine toutes les possibilités d’intégration de services de garderie dans les installations municipales.

« Nous construisons un tout nouveau centre communautaire et nous sommes dans la phase finale de sa construction. Nous avons des espaces pour intégrer une garderie au sein du centre. »

— Une citation de  Brad West, maire de Port Coquitlam

L’étude présentée à la Municipalité recommande que la Ville établisse des stratégies pour le secteur et révise ses règlements et ses politiques pour créer de nouvelles places dans les bâtiments municipaux et les nouvelles constructions immobilières.

Le maire de Port Coquitlam affirme que c’est ce qu’a commencé à faire la Ville. Il mentionne le nouveau projet de logements locatifs abordables planifié à l’angle des avenues Gately et Kingsway, qui doit accueillir une garderie.

Selon l’étude, la pénurie de service pour les travailleurs de quart et les enfants ayant des besoins particuliers est particulièrement criante.

L’un des problèmes soulevés par les gestionnaires de garderies est la difficulté de trouver du personnel qualifié et des emplacements adaptés.

« La Ville a un rôle à jouer en ce qui concerne l’approbation des services de garderie et l’usage des terres et le développement immobilier, mais en fin de compte, le gouvernement provincial est responsable des services de garderie dans la province. »

— Une citation de  Brad West, maire de Port Coquitlam

Le ministère de l'Éducation devrait s'impliquer, selon une experte

Sara Langlois, conseillère à la Coalition pour la défense des garderies de la Colombie-Britannique, estime que le gouvernement provincial doit confier la responsabilité des services de garderie au ministère de l’Éducation. Le ministère du Développement des enfants et des familles en a la responsabilité actuellement.

« Les écoles sont dans une très bonne position pour recevoir des garderies. C’est une excellente piste de solution face à la pénurie et aux besoins d’accessibilité. »

— Une citation de  Sara Langlois, Coalition pour la défense des garderies de la Colombie-Britannique

« À ce moment-là, ce sera beaucoup plus facile de collaborer avec les écoles », souligne Sara Langlois. « Les écoles ont un parc immobilier important et ont un budget pour avoir un parc immobilier en expansion si besoin est. »

Des enfants jouent à l'extérieur sur des installations de jeux.

Le service de garde la Tanière des Lynx utilise les locaux de l’École des Pionniers de Maillardville, à Port Coquitlam. Il peut accueillir 72 enfants de 5 ans et plus. L’École des Pionniers a également une garderie pour les enfants de 0 à 5 ans, Les P'tis Lutins.

Photo : Aaliya Rajan, directrice de la Tanière des Lynx

Malgré des différences entre les besoins d’infrastructures des services de garderie et des écoles, la conseillère fait remarquer qu’il y a beaucoup d’espaces qui peuvent être partagés.

Sara Langlois ajoute que les conditions de travail des éducateurs et des éducatrices doivent être révisées. « La vérité, c’est que ce n’est pas une profession très bien valorisée, ni très bien payée. », dit-elle. « C’est pourtant un travail difficile et important. »

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