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Relance économique : « Pas de hausse d'impôts pour les Canadiens », assure Trudeau

Céline Galipeau, sur le plateau du Téléjournal, en entrevue avec Justin Trudeau dont le visage apparaît sur un téléviseur.

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau a accordé une entrevue à la cheffe d'antenne Céline Galipeau.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Sarah Laou

À l'aube d'un vaste plan de relance économique postpandémie, le premier ministre Justin Trudeau a tenu à rassurer les Canadiens lundi : les ménages n’auront pas à subir de hausse d'impôts ni de taxes pour pallier le déficit historique qu’a engendré cette crise sanitaire sans précédent.

On n’en imposera pas plus aux Canadiens. Ce n'est pas le temps d'enlever [de l'argent] aux gens, c'est le temps d’offrir des opportunités pour passer au travers [de la crise] et rebâtir une économie plus forte pour les années à venir.

Justin Trudeau, premier ministre

En entrevue avec la cheffe d'antenne du Téléjournal Céline Galipeau, M. Trudeau est revenu sur une année difficile à bien des égards, mais qui, selon lui, a été gérée par son gouvernement de façon responsable.

Avec l'arrivée des premiers vaccins au pays et l'annonce de nouveaux investissements fédéraux, le premier ministre veut se montrer confiant à l’approche de 2021.

Avec un déficit fédéral anticipé de 382 milliards de dollars et une aide supplémentaire de 100 milliards de dollars consacrée à la relance, Ottawa assure que, malgré ces importantes dépenses, le Canada demeure l'un des pays du G7 qui bénéficient de la meilleure situation économique.

L'entrevue intégrale accordée à Céline Galipeau par le premier ministre Justin Trudeau sera diffusée lundi soir à 22 h au Téléjournal.

Investir maintenant

Lors de son énoncé économique de l’automne 2020 présenté à la fin de novembre, le gouvernement Trudeau a d'ailleurs réaffirmé sa volonté de maintenir ses mesures de soutien, coûte que coûte.

On va faire tout ce qui est nécessaire, aussi longtemps que ce sera nécessaire, pour appuyer les gens, s'est de nouveau engagé Justin Trudeau lors de son entrevue au Téléjournal. C’est la promesse que j’ai faite.

Le premier ministre a répété à plusieurs occasions que, contrairement aux familles canadiennes, le gouvernement était le mieux placé pour s’endetter durant cette crise, et ce, en raison du taux d'intérêt quasiment nul qui lui est accordé.

Une approche budgétaire que M. Trudeau dit soutenue par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Quand le temps viendra de reprendre notre économie hors pandémie, on retournera à une approche plus raisonnable, a-t-il mentionné. Mais ce qui est responsable, c’est d’investir maintenant pour aider les gens.

Vaccination : un soulagement

Justin Trudeau s'est également réjoui de la mise en branle dans les différentes provinces canadiennes de la campagne de vaccination, qu'il accueille avec grand soulagement.

On sent qu'il va y avoir une fin à cette pandémie. Mais on ne va pas se laisser aller et [on va] faire très attention cet hiver. C’est le début de la fin.

Justin Trudeau, premier ministre

Affirmant qu'il se fera vacciner de façon visible et avec enthousiasme dès que le moment sera opportun, il a toutefois rappelé que la priorité était donnée aux personnes les plus vulnérables. Et il n'y aura pas de passe-droit pour les élus et les dirigeants.

On a pu démontrer qu'un pays se gère bien même en télétravail et que beaucoup d'emplois se font très bien à la maison. Il faut donc donner la priorité aux travailleurs de la santé, a-t-il mentionné, en appelant la population à demeurer prudente et respectueuse des mesures sanitaires.

D'éventuels assouplissements de ces restrictions ne sauraient être envisagés avant le printemps, voire la période estivale.

Bilan postpandémie

Au sujet de sa récente rencontre avec les premiers ministres des provinces pour évoquer les transferts en santé, Justin Trudeau s'est par ailleurs montré plus évasif.

Oui, on va donner plus d’argent aux provinces dans les transferts en santé et on va continuer d'être là pour cette pandémie. Mais à long terme, on verra après la crise quelles seront les dépenses, a-t-il précisé, en évitant notamment de s'appesantir sur la demande des provinces d'augmenter les transferts en santé de 28 milliards de dollars en 2021-2022.

Ottawa s'est déjà engagé à transférer 19 milliards de dollars aux provinces afin de les aider à faire face aux conséquences de la pandémie de COVID-19, dont quelque 10 milliards pour les dépenses liées à la santé.

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