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Des proches aidants pourraient être vaccinés « dès que possible »

Une proche aidante tient la main d'une personne âgée.

Des données de 2012 de l'Institut de la statistique du Québec indiquent que 1,13 million de proches aidants avaient offert des soins non rémunérés sur une période d'un an au Québec.

Photo : iStock

Même s’ils ne font pas partie des groupes prioritaires en ce qui concerne la vaccination contre la COVID-19 au Québec, certains proches aidants pourraient accéder à la voie rapide de la campagne de vaccination. Le conseiller médical stratégique affirme que les vérifications sont en cours pour qu’ils reçoivent le vaccin « dès que possible ».

Lundi après-midi lors d’un point de presse sur la vaccination, le Dr Richard Massé précise que la question des prochains aidants est quelque chose qui va venir après. On est en train de regarder comment les définir, parce qu'il y en a beaucoup. Donc, il va falloir faire un choix parmi les proches aidants, mais on est là-dessus pour être aussi capable de les vacciner dès que possible, ajoute-t-il.

Le docteur Richard Massé, debout devant un fond noir.

Le Dr Richard Massé, conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Pour sa part, le Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ) dit qu’il rencontrera la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, ce jeudi, pour faire valoir son point.

On pense surtout aux aidants naturels qui sont dans les CHSLD, les résidences privées pour aînés et les ressources intermédiaires. Il faut que ces personnes soient prioritaires. Pour diminuer les risques, déclare Mélanie Perroux, directrice générale du RANQ.

Cette dernière estime qu'il y a de bonnes chances que le point de vue du regroupement soit entendu. La protectrice du citoyen a produit un rapport qui critique fortement l'exclusion des proches aidants des CHSLD lors de la première vague, donc je pense que cette erreur a moins de chance de se reproduire, affirme-t-elle.

Vacciner en fonction de l’âge

Pour le moment, les proches aidants entrent dans la même catégorie que la population en général. Selon l’avis préliminaire sur les groupes prioritaires pour la vaccination contre la COVID-19 de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), les personnes âgées de 60 ans et moins arrivent aux rangs 6 et 7 des priorités.

Les travailleurs de la santé et des services sociaux occupent le 2e rang, tandis que le 1er rang concerne les personnes vulnérables dans les CHSLD.

Lundi après-midi, Nadia Talbot, du cabinet du premier ministre, fait remarquer que l’échelle de priorité pour recevoir le vaccin est une décision scientifique, et non politique. Le Comité sur l’immunisation du Québec de l’INSPQ pourra ajuster les groupes prioritaires s’il le juge nécessaire, écrit-elle.

Deux proches aidants rencontrés près du Centre d’hébergement Saint-Antoine à Québec, le premier dans la région à recevoir des doses de vaccin, ont affirmé qu’ils aimeraient bien pouvoir être vaccinés rapidement. On comprend que ça fonctionne d’abord pour les personnes vulnérables, et c’est normal. Le plus vite j’aurai le vaccin, ce sera encore plus sécuritaire pour venir voir ma mère, illustre Sylvain Rousseau.

Une affiche sur laquelle il est écrit Centre d'hébergement Saint-Antoine.

Le Centre d'hébergement Saint-Antoine, à Québec

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Mon père de 97 ans préfère ne pas recevoir le vaccin. Il est rendu à cette étape de sa vie qu'il dit que pour lui, c'est terminé. Mais pour nous qui venons le voir, on voudrait quand même se protéger, alors ce serait bien de recevoir le vaccin rapidement, souligne de son côté Carl Garneau.

Les plus récentes données de l'Institut de la statistique du Québec mentionnent qu'en 2012, 1,13 million de Québécois répondaient aux critères de proches aidants. Cependant, le nombre d'heures d'aide par semaine varie beaucoup d'une personne à l'autre.

Avec la collaboration de Pierre-Alexandre Bolduc et Pascal Poinlane

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