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Cercle de feu : progrès vers l’étude environnementale d'une route malgré des critiques

Vue aérienne du Cercle de feu en hiver

Noront Resources espère pouvoir exploiter sa mine du Cercle de feu à compter de 2024.

Photo : CBC/Jeff Walters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que l’évaluation environnementale d’une troisième route praticable en toute saison reliant le Cercle de feu au réseau routier provincial se prépare, certains habitants de la région dénoncent le fait que le projet avance pendant la pandémie.

Peu avant que la COVID-19 ne bouleverse la vie des Canadiens, le gouvernement de l'Ontario avait annoncé un accord avec les Premières Nations de Marten Falls et de Webequie pour faire avancer la planification et le développement de la Northern Road Link.

La route proposée relierait deux autres routes quatre saisons en cours d'aménagement - la route d'accès communautaire de Marten Falls et la route d'approvisionnement de Webequie.

Carte de la route proposée pour le Cercle de feu.

La route Northern Road Link est tracée en rose.

Photo : Gouvernement de l'Ontario

Au moment de l'annonce en mars, plusieurs parties prenantes au projet, dont la Première Nation de Fort Albany, ont exprimé leur inquiétude. Elles se demandaient alors si l'Ontario remplissait son devoir de consultation.

Mais les deux Premières Nations, qui sont les promoteurs conjoints du projet, ont soumis un plan sur la façon dont l'évaluation environnementale serait menée et demandent l'approbation de la province.

Dans une lettre obtenue par CBC datée du 30 novembre, les chefs Bruce Achneepineskum et Cornelius Wabasse écrivent : [Notre] rôle en tant que promoteur dans ce processus est de diriger et de mener les études environnementales. Notre objectif est de favoriser une évaluation environnementale en collaboration avec les Premières Nations voisines.

La Première Nation de Neskantaga choquée et déçue que le projet avance durant la pandémie

Le chef de la Première Nation de Neskantaga, Chris Moonias, a répondu à la proposition des Premières Nations de Marten Falls et de Webequie le 2 décembre.

« Au nom de la décence humaine, nous vous demandons de suspendre le processus. C'est tout simplement trop lourd à porter pour nous en ce moment. Les documents ne sont pas reçus, les délibérations ne sont pas tenues, les protocoles ne peuvent pas être suivis, les décisions ne peuvent tout simplement pas être prises. »

— Une citation de  Chris Moonias, chef de la Première Nation de Neskantaga, dans une lettre adressée aux Premières Nations de Webequie

Les membres de la Première Nation sont actuellement hébergés dans un hôtel de Thunder Bay après avoir été évacués le 20 octobre. Une écume huileuse a été découverte dans le réservoir de la station de traitement d'eau de la communauté, ce qui a entraîné la coupure de l’eau courante.

Un avis d’ébullition à long terme plane également sur la communauté depuis plus de 25 ans.

Nous sommes en pleine évacuation en raison d'une crise de l'eau, et nous sommes en plein milieu d'une pandémie. Nous ne sommes pas en mesure d'informer pleinement les membres de la communauté sur ce qui se passe... et nous ne soutenons pas ce que font les communautés promotrices parce que nous ne pouvons pas participer au processus , ajoute Chris Moonias.

Pour nous, une consultation significative n’est possible que lorsque les membres de la communauté sont informés de tous les détails du projet. Ils peuvent ainsi prendre des décisions libres et éclairées, écrit-il.

Marten Falls et Webequie veulent aller de l’avant malgré tout

Le chef de la Première Nation de Marten Falls, Bruce Achneepineskum, déclare comprendre qu'ils ne sont pas dans une situation où ils peuvent [les] rencontrer ou même répondre à [leurs] courriels .

« Nous faisons tout ce que nous pouvons pour les accommoder, mais nous avons un projet en cours, un projet de plusieurs millions de dollars, et nous voulons qu'il soit achevé afin de pouvoir aller de l'avant avec la route. »

— Une citation de  Bruce Achneepineskum, chef de la Première nation de Marten Falls

Le chef confirme que les Premières Nations de Marten Falls et de Webequie ont finalisé les termes de référence de l'évaluation environnementale, et attendent une réponse du gouvernement d'ici le printemps 2021.

Elles espèrent commencer l'évaluation environnementale, qui devrait prendre jusqu'à trois ans, à l'automne l'an prochain.

Plusieurs litiges en cours

Ce n'est pas la première fois que les Premières Nations concernées ne sont pas d'accord sur la façon de procéder aux évaluations environnementales des routes menant au Cercle de feu.

Au début de l'automne, Webequie a demandé des réponses aux termes de référence qu'ils ont soumis au ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs quant à la route d'approvisionnement de Webequie, mais Neskantaga a de nouveau demandé un report de la période de consultation étant donné ses préoccupations quant à sa capacité à mener une consultation significative pendant la pandémie.

C'était avant la coupure de l’eau courante dans la communauté.

Pendant ce temps, l'Ontario fait face à un procès (Nouvelle fenêtre) de la part de Premières Nations quant aux changements apportés à son régime d'évaluation environnementale dans le cadre d'un projet de loi omnibus 197 - la Loi de 2020 visant à favoriser la reprise économique face à la COVID-19.

Celles-ci font valoir que le nouveau régime viole les droits ancestraux issus de traités et protégés par la Constitution, en permettant à de nombreux types de projets d'être automatiquement exclus d'une évaluation environnementale.

Avec les informations de CBC

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