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L'intelligence artificielle vise à sauver les épaulards en Colombie-Britannique

Des épaulards rassemblés en cercle à demi hors de l'eau.

Des membres de la famille « L » vus dans le détroit de Haro le 24 janvier 2020.

Photo : Dave Ellifrit/Centre for Whale Research

Radio-Canada

Des scientifiques veulent utiliser l’intelligence artificielle pour empêcher les navires de heurter les épaulards résidents du Sud, une espèce menacée vivant au large de la Colombie-Britannique.

Ils tentent d’enseigner à un ordinateur comment distinguer les sons émis par ces mammifères pour développer un système d’alerte pouvant avertir les bateaux naviguant dans les eaux côtières.

Un réseau d’hydrophones dans la mer Salish enregistre les sons des épaulards 24 heures sur 24. Tous ces bruits sont amassés dans une banque de données gérée par Steven Bergner, un associé en recherche en sciences informatiques à l’Université Simon Fraser, à Burnaby.

Un groupe d'épaulard avec un traversier qui passe derrière.

Les épaulards résidents du Sud n'ont aucun prédateur, sauf l'être humain.

Photo : C. Emmons/NOAA Fisheries

Des biologistes marins vont ensuite identifier les sons émis par les épaulards ainsi que ceux des vagues et des bateaux.

D'après les chercheurs, un système informatique pourrait analyser les sons entendus sous l'eau et avertir le capitaine d’un vaisseau des heures à l’avance, si des épaulards étaient à proximité. Cela lui permettrait de ralentir ou de changer de cap et éviter de heurter un épaulard.

Ce programme est complémentaire aux travaux de Ruth Joy, une écologiste spécialisée en statistiques à l’Université Simon Fraser qui mène deux projets concernant l'espèce menacée.

C’est difficile de savoir combien d’épaulards ont été heurtés par des embarcations de plaisance, des navires commerciaux ou des traversiers, car souvent [leur] carcasse n’est pas retrouvée, explique Mme Ruth.

Selon la scientifique, les hydrophones situés dans des eaux fréquentées par beaucoup de navires vont amasser des données qui permettront de prévoir la direction prise par des épaulards.

Nous n’avons que 74 épaulards actuellement. En perdre un seul est impensable.

Ruth Joy, écologiste spécialisée en statistiques à l’Université Simon Fraser

Les avancées du projet sur la reconnaissance des sons seront partagées avec la communauté scientifique pour potentiellement sauver différentes populations d’épaulards ailleurs.

Avec les informations de La Presse canadienne

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