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COVID-19 : les États-Unis s'apprêtent à vacciner en masse

La maladie a fait plus de 297 697 morts aux États-Unis.

Deux employés de Pfizer tiennent des boîtes contenant le vaccin Pfizer-BioNTech contre la COVID-19.

Les boîtes contenant le vaccin Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 sont préparées pour être expédiées.

Photo : Getty Images / MORRY GASH

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le vaccin Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 commence dimanche à être expédié depuis l'usine Pfizer du Michigan vers des hôpitaux et d'autres sites aux États-Unis afin d'être administré à partir de lundi à des millions d'Américains pour lutter contre la pandémie, dont le bilan mondial est près de 1,6 million de morts.

Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi soir que les premières injections du vaccin Pfizer-BioNTech pourraient commencer dans les 24 heures, c'est-à-dire samedi.

La distribution a commencé et les premières cargaisons arriveront lundi matin, a finalement déclaré le général Gus Perna, chef de l'opération gouvernementale Warp Speed (vitesse de la lumière), qui assure l'acheminement du vaccin.

Nous sommes 100 % certains sur un plan opérationnel que nous livrerons le vaccin aux Américains à ce moment-là, a-t-il ajouté, prévoyant que 145 sites à travers tous les États recevraient le vaccin lundi, 425 sites supplémentaires mardi et 66 mercredi.

Cette première phase concerne environ trois millions de personnes. Les autorités fédérales ont préconisé de vacciner d'abord le personnel de santé et les personnes en maison de retraite, mais la décision revient aux États. L'objectif est de vacciner 20 millions de personnes au total en décembre.

Les doses sont expédiées dans des caisses garantissant le maintien d'une température adéquate pour leur conservation, à -70°Celsius.

Le reportage d'Anyck Béraud

Les États-Unis sont le pays le plus durement touché, avec 297 697 morts. Ils ont été vendredi le sixième pays à approuver le vaccin de l'alliance américano-allemande après le Royaume-Uni, le Canada, Bahreïn, l'Arabie saoudite et le Mexique. L'Agence européenne du médicament devrait rendre un avis d'ici fin décembre.

Le vaccin des laboratoires français Sanofi et britannique GSK ne devrait être prêt que fin 2021, après des résultats moins bons que prévu dans les premiers essais cliniques. L'Australie a abandonné vendredi un vaccin en première phase d'essais à l'Université du Queensland après un résultat faussement positif de VIH (le virus responsable du sida).

Selon les données compilées par l'AFP, l'Europe est la zone ayant enregistré le plus de nouvelles contaminations cette semaine (+236 700 en moyenne par jour).

L'Italie a dépassé le Royaume-Uni en tant que pays européen le plus endeuillé par la pandémie, avec 64 036 décès.

Je suis préoccupé pour les deux semaines de fêtes de Noël, a commenté samedi le ministre italien de la Santé, Roberto Speranza.

Les déjeuners avec des dizaines de personnes à Noël sont à proscrire, a averti le président de l'Institut supérieur de la santé italien, Silvio Brusaferro, invitant à adopter une grande prudence.

Au cours des sept derniers jours, parmi les pays européens, l'Italie a enregistré le plus grand nombre de nouveaux morts de la COVID-19 (4522), devant la Russie (3769), l'Allemagne (2949), le Royaume-Uni (3012) et la Pologne (2815). Dans le monde, la pandémie a fait près de 1,6 million de morts depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi à la mi-journée. Aux États-Unis, les infections ont grimpé en flèche, avec 1,1 million de nouveaux cas confirmés durant les cinq derniers jours et un nombre de décès approchant désormais les 300 000.

Confinement partiel en Allemagne

L’Allemagne s'engage avant Noël dans un confinement partiel pour lutter contre la pandémie.

Selon les données compilées par l'AFP, l'Europe est la zone ayant enregistré le plus de nouvelles contaminations cette semaine (+236 700 en moyenne par jour).

L'Allemagne, où la pandémie est hors de contrôle, selon le dirigeant de la Bavière Markus Söder, a décrété dimanche un confinement partiel de mercredi jusqu'au 10 janvier, rappelant celui vécu au printemps lors de la première vague de COVID-19.

Les commerces non essentiels, écoles et crèches seront fermés, le télétravail privilégié et les contacts sociaux limités. Restaurants, bars, musées, théâtres et installations sportives sont déjà fermés depuis début novembre. Nous sommes contraints d'agir et nous agissons maintenant, a déclaré la chancelière Angela Merkel.

En Suisse, le directeur de l'hôpital de Zurich réclame la mise à l'arrêt du pays et, selon la SonntagsZeitung, les cinq hôpitaux universitaires de Bâle, Berne, Zurich, Lausanne et Genève ont exprimé leur grande préoccupation au ministre de la Santé.

En France (57 000 morts), il existe un risque élevé de flambée dans les prochaines semaines, a alerté l'organisme Santé publique France vendredi, après que le gouvernement français a annoncé jeudi un prudent déconfinement à partir du 15 décembre.

La pandémie se situe également à un niveau trop élevé et dangereux en Belgique, partiellement confinée, a prévenu vendredi le virologue Steven Van Gucht, porte-parole des autorités sanitaires.

En Asie, la Corée du Sud, qui affronte une troisième vague d'infections, a rapporté dimanche 1030 nouveaux cas, un record pour le deuxième jour consécutif. Longtemps érigé en modèle de gestion de la crise sanitaire, le pays a été surpris par ce regain épidémique et le président Moon Jae-in a évoqué samedi une situation très grave. Il a présenté ses excuses à propos des difficultés rencontrées par son gouvernement face à cette nouvelle vague.

La Chine, d'où est partie la pandémie il y a un an, a instauré un confinement dans une ville du Nord et lancé une grande campagne de tests dans une autre, toutes les deux proches de la frontière russe, après la découverte d'un cas de coronavirus dans chacune de ces villes.

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