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COVID-19 : un emploi sur quatre disparu dans le milieu culturel au N.-B.

Salle de spectacles

Les règles sanitaires ont fait en sorte qu’il y a eu une vague d’annulation des productions artistiques.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Radio-Canada

Un rapport de l’Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick (AAAPNB) lève le voile sur une situation inquiétante pour le milieu culturel. Au Nouveau-Brunswick, environ un emploi sur quatre en culture a disparu depuis le début de la pandémie de la COVID-19.

Le rapport intitulé Maintenant Agissons pour la survie du milieu des arts et de la culturel démontre essentiellement que la crise sanitaire de 2020 a mis de l’avant la fragilité du secteur des arts et de la culture dans la province.

En comparaison avec 2019, on parle notamment d’une régression de 57 % du PIB de toute l’industrie culturelle au Canada.

Selon le président de l’AAAPNB, Philippe Beaulieu, l’inaction du gouvernement provincial dans ce dossier pourrait avoir des conséquences néfastes.

Il rappelle que le secteur de la culture représente 575 millions de dollars en retombées économiques pour la province.

C’est 8000 emplois et le gouvernement en tout et pour tout investit 25 millions de dollars en culture, donc, c’est rentable, dit-il. On ne peut pas laisser ce secteur-là se décomposer.

Tableau des contributions du secteur culturel au pib per capita, par province. L'ontario arrive premier avec 1775 $, puis, en ordre décroissant : le Canada à 1454 $, la Colombie-Britannique à 1450 $, le Québec à 1321 $, l'Alberta à 1253 $, le Manitoba à 1191 $, la Nouvelle-Écosse à 997 $, Terre-Neuve-et-Labrador à 854 $, la Saskatchewan à 811 $, L'Ile du Prince-Édouard à 724 $, puis, finalement, le Nouveau-Brunswick à 718 $.

Tableau des contributions du secteur culturel au PIB per capita, par province canadienne en 2019.

Photo : Radio-Canada / Kristel Mallet / Camille Bourdeau

Si plusieurs artistes et travailleurs du milieu ont bel et bien bénéficié de la Prestation canadienne d’urgence (PCU), cette mesure ne serait pas assez, selon certains, pour la survie du milieu en lui-même.

Ça fait des espèces de trous dans la passation générationnelle. Tu peux avoir une génération d’artistes qui décide de faire autre chose, et puis, tout d’un coup, on est collectivement moins riches de toutes les histoires, de tout ce qui est porté par ces gens-là, explique le directeur de création de Satellite Théâtre situé à Moncton, Marc-André Charron.

Des solutions proposées

Le rapport Maintenant Agissons la survie du milieu des arts et de la culture propose des solutions concrètes aux difficultés que vivent les travailleurs du milieu culturel.

Ces solutions sont d’ailleurs largement soutenues par les membres qu’elles représentent, puisqu’elles proviennent de deux séries de consultations menées auprès de 250 artisans du milieu culturel de toutes les disciplines.

Couverture du rapport « Maintenant Agissons pour la survie du milieu des arts et de la culture ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le rapport Maintenant Agissons pour la survie du milieu des arts et de la culture.

Photo : AAAPNB

Parmi les six recommandations contenues dans le rapport, on retrouve entre autres l’allocation de fonds d’urgence pour la relance du secteur des arts.

La pierre d’assise de ces mesures, selon plusieurs intervenants, demeure toutefois l’adoption d’une loi sur le statut d’artiste par la législation provinciale.

Cela permettrait aux individus de ce secteur d’être protégés comme travailleur autonome et d’avoir droit, par exemple, à une forme de chômage.

Mettons-nous dans la peau des artistes en mars dernier qui du jour au lendemain voient s’écrouler les contrats, les tournées, les projets dans les écoles, etc., et qui tout à coup se retrouvent comme on dit, sans filet.

Une citation de :Alain Boisvert, président du Conseil des arts du Nouveau-Brunswick

L’AAAPNB espère avoir la chance de discuter plus tôt que tard, d’une forme d’aide avec le gouvernement provincial.

Avec les informations de Marie-Ève Brassard

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