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Fuite d’hydrocarbures d’un navire échoué depuis 52 ans

Une nappe d'hydrocarbures provenant de l'épave du MV Schiedyk, au sud de l'île Bligh, sur la côte ouest de l'île de Vancouver, et trois bateau autour.

Des personnes ont alerté les autorités après avoir remarqué la nappe huileuse sur l'eau.

Photo : Gracieuseté de Spill Response B.C.

Radio-Canada

Pêches et Océans Canada confirme que le MV Schiedyk, un navire qui s’est échoué au sud de l’île Bligh en 1968, a recommencé à déverser du carburant dans la mer au large de la Colombie-Britannique. Les enquêteurs ont trouvé l'épave à l'envers au fond du chenal Zuciarte après que des habitants ont signalé des eaux anormales à la Garde côtière canadienne cet automne.

Il y a cinquante-deux ans, un cargo naviguait vers le sud au-delà de l'île Bligh en Colombie-Britannique avec 2100 tonnes de pâte de bois et 1000 tonnes d'orge en vrac rangées dans sa cale. Le MV Schiedyk transportait des marchandises de Gold River, en Colombie-Britannique, à Portland, en Oregon, en passant devant le détroit de Nootka, sur la côte ouest de l'île de Vancouver.

Tard dans la journée, le 3 janvier 1968, le navire a percuté une corniche sous-marine et a coulé du côté sud de l’île Bligh. Avant que les 34 membres d'équipage n'abandonnent le navire, ils ont vu du pétrole s'échapper dans l'océan.

Les autorités n'ont jamais su quelle quantité de pétrole s'est échappée du navire à l'époque, mais elles se précipitent aujourd'hui pour en déterminer le montant.

Après 52 ans, le Schiedyk a commencé à répandre des hydrocarbures dans l'environnement, dit Tyler Yager, de la Garde côtière canadienne. Ce que nous ne savons pas [...] c'est combien de carburant reste à bord.

Un appel à la mi-septembre

La garde côtière a commencé à recevoir des appels au sujet de l'éclat huileux à la surface de l’eau à la mi-septembre. Des enquêteurs se sont rendus vers le nord et ont fouillé la région de l’île Bligh, qui est maintenant un parc marin provincial.

Ils n'ont rien trouvé. Les équipages ont attribué le résidu au déchargement des navires modernes naviguant le long de la côte, mais les habitants les ont rapidement rappelés.

Les enquêteurs ont récemment envoyé un véhicule télécommandé dans l'eau et retracé la fuite jusqu'à l’épave.

Les autorités qualifient la pollution de minime pour l’instant, mais un poste de commandement a été installé dans la zone pour contenir le déversement.

Des sites sensibles

Les aînés de la Première Nation de Mowachaht/Muchalaht, sur le territoire traditionnel de laquelle se trouve l'île Bligh, ont repéré sept sites écologiques et archéologiques particulièrement sensibles qui nécessitent une protection renforcée. L'équipe d'intervention a posé plus de 3000 mètres de barrage flottant autour de ces zones par mesure de précaution, indique M. Yager.

Les équipes d'intervention pourraient enquêter sur le déversement tout au long de l'hiver.

Les enquêteurs étudient les rapports historiques et les rapports initiaux du naufrage pour déterminer la quantité d'hydrocarbures qui aurait pu se trouver à bord, la quantité qui aurait pu fuir au moment du naufrage et où les réservoirs de carburant sont stockés. M. Yager précise que, jusqu'à présent, ils ont pu confirmer que le navire transportait des hydrocarbures de soute et du diesel.

La couverture journalistique de l’époque suggère que les hydrocarbures de soute s'étaient échappés de l'épave pendant aussi longtemps que deux semaines après le naufrage, mais que les propriétaires du navire - Holland-America Lines of Rotterdam - n'allaient pas le récupérer.

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