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Des hôpitaux de campagne prêts à fonctionner en Ontario

Des dizaines de lits en rangée à l'intérieur d'une grande tente rigide avec un système de ventilation.

L'intérieur de « l'unité de réponse à la pandémie » de l'hôpital Joseph Brant.

Photo : Radio-Canada / Paul Smith

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs hôpitaux de campagne ont été aménagés dans les derniers mois en Ontario, en prévision de possibles débordements dans le système de santé.

L’Hôpital Joseph Brant, à Burlington, a été le premier à ériger une telle structure temporaire. Si cette unité n’a pas servi jusqu’ici, elle pourrait être utilisée prochainement.

Si je me base sur les projections de la province, on devra peut-être accueillir des patients dans l’unité dès la semaine prochaine ou la suivante. Et je m’attends certainement à un afflux autour de Noël qui nécessiterait qu’on [utilise] la structure, estime le Dr Ian Preyra, chef du personnel à l'Hôpital Joseph Brant.

L’établissement de santé a fait construire cette unité de réponse à la pandémie (PRU) sur son terrain début avril, en l’espace de 13 jours.

Une grande tente blanche reliée à des machines, sur le terrain d'un hôpital.

L'hôpital Joseph Brant, à Burlington, a érigé cette grande structure modulaire blanche pour y accueillir des patients en cas de manque de capacité.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

De l’extérieur, la structure temporaire ressemble à une longue tente blanche, raccordée à un système d’échappement.

À l’intérieur : 73 lits équipés d’oxygène et de bouches d’aération, trois stations de communications, un système de pression négative avec un tunnel qui mène à l’hôpital principal.

Un panneau qui dit "Pandemic Response Unit".

L'entrée de l'hôpital de campagne de Burlington.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

L'unité a été pensée pour accueillir, spécifiquement, des patients atteints du coronavirus qui auraient besoin d'oxygène. Lors de la première vague, l’hôpital avait en tête des images d’Italie et d’autres pays où les hôpitaux n’arrivaient plus à gérer le flot de malades.

Nous voulions vraiment un espace pour fournir tout ce dont un patient a besoin pendant un épisode aigu de la maladie, et où on peut évaluer si le patient a besoin d’aller aux soins intensifs, ou, s’il va mieux, se rétablir avant de rentrer à la maison, explique le Dr Preyra.

Un homme en tenue médicale, portant un masque, dans une pièce avec une rangée de lits.

Le Dr Ian Preyra, urgentiste et chef du personnel à l'hôpital Joseph Brant.

Photo : Radio-Canada / Paul Smith

L’hôpital mobile est aussi une ressource régionale conçue pour accueillir des patients et même du personnel des secteurs avoisinants, de la ville de Hamilton et des régions du Niagara, Haldimand, Norfolk, et Brant.

Prêt à durer

Le Dr Ian Preyra préférerait voir son hôpital de campagne rester vide : Ça voudrait dire qu’on réussit à aplatir la 2e courbe. Dans tous les cas, il assure que la structure est opérationnelle, équipée pour l’hiver, et prête à offrir le même type de soins qu’ailleurs dans l’hôpital.

Tout ce qui est disponible dans l’hôpital principal est disponible ici.

Une station avec plusieurs ordinateurs et des équipements médicaux.

L'un des postes de communication à l'intérieur de l'hôpital de campagne.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

C’est sûr qu’on espère pouvoir soigner les gens dans un espace conventionnel, dans une chambre avec vue, où la famille peut venir visiter plus facilement.

« Mais la réalité, c’est que si nous sommes à capacité, je préfère avoir cet espace dédié pour prendre soin de vous, plutôt que de vous mettre dans un corridor. »

— Une citation de  Dr Ian Preyra, urgentiste et chef du personnel à l'Hôpital Joseph Brant

Il prévient que la route est encore longue et l’hôpital est prêt à conserver cette unité pendant plusieurs années.

On regarde avec optimisme les nouvelles sur la vaccination et on a hâte d’arriver au point où la COVID sera derrière nous. Mais ce n’est pas pour tout de suite. Alors c’est important de ne pas mettre nos œufs dans le même panier et de continuer à faire tout ce qui est possible pour lutter contre la COVID-19.

Pas partout pareil

Ailleurs dans la province, il y a d’autres hôpitaux de campagne qui ont été construits pendant cette pandémie. Ils n’ont cependant pas tous les mêmes fonctions ni la même structure.

À Barrie par exemple, le centre de santé régional Royal Victoria a inauguré le mois dernier sa propre unité de réponse à la pandémie (PRU). En cas de problèmes de capacité, elle est conçue pour recevoir des patients médicalement stables dont la durée du séjour est estimée entre 3-5 jours, mais qui ne sont pas des patients COVID.

La structure modulaire, qui ressemble un peu à celle de Burlington, compte 70 lits. Dana Naylor, coordonnatrice du flux de patients de l’hôpital, a confirmé à Radio-Canada que la PRU a commencé à accueillir quelques patients fin novembre. Là aussi, l’hôpital mobile a un mandat régional.

Plusieurs personnes, portant des masques, coupent un ruban dans une unité médicale mobile.

Le centre de santé régional Royal Victoria a inauguré son unité de réponse à la pandémie (PRU) en novembre.

Photo : Royal Victoria Regional Health Centre (RVH)

Dans la région de Peel, le réseau hospitalier Trillium Health Partners a aussi construit une PRU lors de la première vague, mais n’a pas encore eu à l’utiliser.

Keeley Rogers, porte-parole, précise que l’hôpital de campagne n’est pas nécessairement destiné à des patients COVID, et note qu’il est en cours d'aménagement pour l’hiver. Trillium Health a aussi ajouté des lits à l’intérieur de ses hôpitaux principaux ces dernières semaines.

Dans le Sud-Ouest, l’Hôpital régional de Windsor a fait les manchettes le printemps dernier lorsqu’il a ouvert un hôpital de campagne dans le gymnase d'une école, au Sportsplex du Collège St. Clair.

Dans ce cas-ci, l’hôpital temporaire a servi à accueillir des résidents de foyers de soins de longue durée aux prises avec des éclosions de COVID-19 lors de la première vague.

Des lits de soins médicaux sont installés dans un gymnase

L'Hôpital régional de Windsor a accueilli des patients dans des installations temporaires au Sportsplex du Collège St. Clair

Photo : Hôpital régional de Windsor

L’hôpital de campagne avait d’abord été conçu pour des patients COVID qui se sont remis de la phase aiguë de la pandémie, mais qui ne sont pas encore assez en forme pour retourner à la maison, écrit un porte-parole, mais le mandat a changé au vu de la situation dans les maisons pour aînés.

L’Hôpital régional de Windsor insiste sur le fait que ce site temporaire n’a pas été pensé pour s’occuper des patients COVID gravement malades, et dit que c'est de ce côté là qu'il y a des besoins en ce moment. L’unité mobile n’est plus utilisée, mais pourrait être réactivée selon les besoins.

Par ailleurs, un hôpital de campagne rattaché au Centre des Sciences de la Santé de London a été installé au printemps dans les locaux du Western Fair District Agriplex. Selon l’hôpital, la structure est prête à l’emploi, mais n’est pas en activité en ce moment et n’a pas servi jusqu’à maintenant.

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