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700 000 $ pour permettre à Résilience Montréal de se trouver de nouveaux locaux

Un homme entre dans un centre d'aide pour itinérants.

Le centre Résilience Montréal se situe à l'angle des rues Atwater et Sainte-Catherine.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal accordent un financement conjoint de 700 000 $ au centre pour sans-abris autochtones Résilience Montréal afin qu'il puisse occuper de nouveaux locaux.

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante, en ont fait l'annonce samedi en compagnie de la ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Chantal Rouleau, et de la présidente de Résilience Montréal, Nakuset.

De ce montant, 600 000 $ seront fournis par Québec et 100 000 $ proviendront de la Ville de Montréal.

Ce financement servira à trouver de nouveaux locaux pour Résilience Montréal et à pérenniser la mission de l’organisme, espère Valérie Plante.

Le bail du bâtiment que l'organisme occupe présentement à l'angle des rues Atwater et Sainte-Catherine se termine en avril prochain.

C'était important de faire l'annonce rapidement pour donner les moyens à Nakuset et à son équipe de sécuriser un édifice, de trouver un endroit, puisqu'il y a une pression sur l'immobilier dans ce secteur-là, explique le ministre Lafrenière.

Toutes les options sont examinées, ajoute la mairesse de Montréal. C'est sûr que lorsqu'on est propriétaire, on est moins à la merci des changements de propriétaire et de l'augmentation des loyers.

Je suis très reconnaissante et impressionnée. Résilience Montréal est en train de devenir une organisation autonome. Je suis très heureuse qu’on reçoive ce financement pour notre déménagement et notre fonctionnement, affirme pour sa part Nakuset.

Résilience Montréal a ouvert ses portes après le déménagement du refuge The Open Door, en 2018, qui venait en aide à de nombreux Autochtones, en majorité des Inuit, vivant en situation d'itinérance près du square Cabot.

The Open Door avait dû déménager dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal après que l'église qu'il occupait eut été achetée par un promoteur immobilier.

Des organismes communautaires et des membres de la communauté autochtone de Montréal avaient vivement dénoncé le vide créé au square Cabot par le départ de The Open Door.

Le ministre Ian Lafrenière assure que cette annonce n'est qu'un début.

Il y a encore beaucoup de travail à faire et nous allons continuer à chercher d'autres sources de financement, dit-il.

Le ministre lance par ailleurs un appel aux entreprises privées pour qu’elles s'engagent auprès de Résilience Montréal. On ne veut pas être seuls dans ce projet. On a besoin de solutions innovantes, affirme-t-il.

Une annonce bien accueillie, mais un plan complet réclamé

En entrevue à RDI, le directeur général de Montréal Autochtone, Philippe Tsaronsere Meilleur, salue avec nuance le financement accordé à Résilience Montréal.

Je crois qu’en effet il y a une urgence d’agir. Je trouve déplorable que ça arrive maintenant, alors que des gens y travaillent depuis des années, dit-il.

Ça nous prend un plan un peu plus complet que du rattrapage, ajoute-t-il.

Il rappelle que les raisons de l'itinérance autochtone découlent des conséquences du colonialisme.

C’est le résultat de toutes les pratiques colonialistes qui se sont déroulées sur des générations, dit M. Meilleur. Les raisons qui amènent les gens à l’itinérance sont diverses. Pour contrer les effets, ça va prendre des plans très concrets.

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