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L’Université de l’Alberta restructure ses facultés pour faire des économies

Treize facultés de l'Universtié de l'Alberta seront regroupées en trois collèges.

Le conseil des gouverneurs de l’Université de l’Alberta a entériné le plan visant à regrouper 13 de ses facultés en trois grands collèges dès l’été prochain.

Photo : Radio-Canada / Tricia Kindleman

Le conseil des gouverneurs a entériné le plan de restructuration de l’Université de l’Alberta, qui consiste à regrouper 13 de ses facultés en trois grands « collèges » dès l’été prochain. Les changements ne toucheront pas le campus Saint-Jean, la Faculté des études autochtones ni le campus Augustana, qui continueront de fonctionner indépendamment.

À partir du 1er juillet, l’Université aura trois grands collèges :

  • Sciences de la nature et sciences appliquées;
  • Sciences sociales et arts et lettres;
  • et Sciences de la santé.

Le campus Saint-Jean, la Faculté des études autochtones et le campus Augustana de Camrose resteront des entités indépendantes, en raison des services particuliers qu’ils offrent.

Ce modèle permettra la centralisation de plusieurs services, afin d’ultimement économiser jusqu’à 120 millions de dollars en coûts opérationnels.

Chaque collège sera dirigé par un conseil des doyens de ses facultés, mais aura aussi un doyen de collège qui administrera le budget et les questions liées aux programmes scolaires du collège, avec l’appui du conseil des doyens des facultés.

Ce n’est pas tout à fait ce que proposait le conseil général des facultés (CGF).

Le CGF, composé de 159 membres de diverses tranches de la communauté universitaire, avait recommandé qu’il n’y ait pas de doyen de collège et que les doyens des facultés dirigent le collège ensemble dans un esprit de collégialité.

Le président de l’Université, Bill Flanagan, a cependant exprimé qu’il craignait qu’un tel modèle soit inefficace et qu’il ne permette pas de réaliser assez d’économies. Il s’est abstenu de voter, mais plusieurs autres gouverneurs ont indiqué leur préférence pour un modèle avec un seul doyen pour chef.

Il a fallu de longs débats et plusieurs amendements pour arriver à un compromis.

Le rôle des super-doyens remis en question

Ma première réaction a été de la surprise, dit Ricardo Acuna, le président de l’Association du personnel académique de l’Université de l’Alberta.

Il n’arrive presque jamais, selon lui, que le conseil des gouverneurs aille à l’encontre des recommandations du CGF.

Il croit que le partage de services est une bonne idée, s’il permet de réaliser des économies importantes.

Le problème, c’est l’installation d’un nouveau niveau d’administration supérieure, qui va être très coûteux pour l’université et qui va faire du mal au système de gouvernance collégiale, dit-il.

Il croit que le système des « super-doyens » est inutilement hiérarchique.

Le doyen du campus Saint-Jean, Pierre-Yves Mocquais, qui siège aussi au conseil général des facultés, aurait également préféré que la motion du CGF soit adoptée telle quelle, mais il n’est pas surpris que ce ne soit pas le cas. Il s'agit d'un compromis raisonnable à ses yeux.

Par ailleurs, quoique soulagé d’avoir été épargné par le plan de restructuration académique, il souligne que les ennuis financiers du campus Saint-Jean ne sont pas réglés.

Le pire problème à l’heure actuelle est incontestablement ce qui a trait au budget, dit-il.

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