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La Cour suprême américaine rejette le recours du Texas appuyé par Trump

Le président sortant Donald Trump.

Donald Trump avait appuyé ce recours du Texas.

Photo : Radio-Canada / Evan Vucci

Radio-Canada

Donald Trump a subi un nouveau revers judiciaire, vendredi, devant la Cour suprême des États-Unis, qui a refusé de se saisir d’une poursuite entamée par le procureur général du Texas, Ken Paxton. Le recours visait à annuler les résultats de la présidentielle dans quatre États clés.

M. Paxton contestait dans sa requête la légalité du vote postal au Michigan, au Wisconsin, en Pennsylvanie et en Georgie. Il avançait que le vote des 62 grands électeurs rassemblés dans ces quatre États, prévu lundi prochain, ne pouvait avoir lieu avant que leurs assemblées législatives respectives n'aient enquêté sur les irrégularités qu’il alléguait.

Les neuf juges de la Cour suprême américaine, dont trois nommés par Donald Trump, ont estimé que le Texas n’était pas en droit de se mêler de l’organisation des élections dans d’autres États.

Donald Trump avait pourtant jugé ce dossier très solide, en intervenant personnellement dans la procédure. Mercredi, le président sortant avait lui-même présenté, à titre de citoyen et non de président, une motion demandant au plus haut tribunal du pays de le laisser se joindre au recours, qu'il a qualifié sur Twitter de celui qui compte.

Les procureurs généraux de 17 autres États avaient appuyé la démarche de Ken Paxton et demandé à la Cour d’entendre la cause. Plus de 120 élus républicains du Congrès s'étaient aussi associés formellement à la démarche, pourtant très critiquée par les experts en droit.

Ken Paxton devant les micros.

Ken Paxton est procureur général du Texas depuis janvier 2015.

Photo : Getty Images / Gabriella Demczuk

Les procureurs généraux des quatre États concernés, trois démocrates et un républicain, avaient quant à eux rabroué l'instigateur de la démarche. Ils avaient demandé à la Cour suprême des États-Unis, jeudi, de rejeter sa requête visant à invalider l'élection présidentielle. Les trois démocrates l'ont même accusé, ainsi que ceux qui soutiennent son recours, de vouloir pervertir la démocratie.

En réaction à la décision de la Cour suprême des États-Unis, le président du Parti républicain du Texas, Allen West, a publié une déclaration dans laquelle il propose que les États respectant les lois devraient se lier et former une union d’États qui respecteront la Constitution.

Selon lui, cette décision établit un précédent selon lequel des États peuvent violer la Constitution et rester impunis, même si la violation alléguée n'a jamais été démontrée.

Les autorités des États visés n’ont relevé aucune irrégularité de nature à renverser l'élection et ont déjà elles-mêmes rejeté des requêtes républicaines depuis les élections du 3 novembre.

Ce revers judiciaire fait suite à une cinquantaine de plaintes déposées par les alliés de Donald Trump qui ont toutes – à une exception près – été rejetées par les tribunaux ou abandonnées, faute d'éléments tangibles pour étayer les accusations de fraudes massives. M. Trump a obtenu, jusqu'à présent, une seule demi-victoire devant les tribunaux : un juge de la Cour suprême a ordonné en novembre que les bulletins de vote arrivés par courrier après le jour des élections soient traités de façon séparée des autres bulletins en Pennsylvanie.

La Cour suprême avait déjà rejeté mardi un recours républicain visant à invalider la victoire du président désigné Joe Biden en Pennsylvanie.

Avec les informations de Agence France-Presse

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