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Une possible 2e vie pour la centrale de Belledune, jusqu’en 2041

Un ouvrier examine une chaudière dans la centrale.

Un ouvrier examine une chaudière dans la centrale électrique de Belledune (archives).

Photo : CBC/Jacques Poitras

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La centrale électrique de Belledune, dont la fermeture est envisagée pour 2030, pourrait voir sa durée de vie prolongée d'une dizaine d'années. Énergie NB propose d’y brûler du charbon jusqu'en 2041, mais cette proposition ne fait pas l'affaire de tous.

Depuis 1993, la centrale électrique de Belledune fournit jusqu'à 450 mégawatts d'électricité par an au réseau provincial. Toute cette énergie est produite en brûlant du charbon, un combustible polluant que le gouvernement fédéral veut interdire à partir de 2030.

Selon des données datant de 2016, la centrale rejette environ 2 700 000 tonnes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère et se classe au troisième rang des plus grands pollueurs de la province.

Depuis 2005, on a diminué nos émissions par 66 %, ce qui est en haut de toutes les normes et toutes les ententes qui ont été signées, nationales et internationales, se défend Marc Belliveau, porte-parole d’Énergie NB.

Énergie NB souhaite prolonger la durée de vie de sa centrale de Belledune jusqu'en 2041.

Pour ce faire, la corporation propose à Ottawa de faire fonctionner la centrale uniquement lors des périodes les plus froides de l'année.

C'est vraiment dans les mains du gouvernement fédéral, mais on pense qu'on a un bon cas pour continuer avec, oubliez pas, toujours le même niveau d'émission que dans 10 ans, mais élongé sur une période plus longue, ajoute Marc Belliveau.

Énergie NB dit qu'en conservant la centrale de Belledune, elle pourra continuer à développer des formes moins polluantes, mais plus coûteuses d'énergie, comme le solaire et l'éolien. 

De l'autre côté de la baie des Chaleurs, le groupe Environnement Vert-Plus dénonce la proposition.

Évidemment, on est consterné. Tout ce qui s'appelle grosse combustion de combustible fossile, on devrait planifier l'arrêt de ça dans un avenir très très rapproché. 2030, c'est déjà loin, dit le porte-parole du groupe Pascal Bergeron.

Une centaine de personnes travaillent dans cette centrale.

D’après un reportage de Serge Bouchard

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