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Pas de modernisation de la LLO avant 2021 : la FCFA est « déçue »

Jean Johnson en conférence devant des micros.

Jean Johnson, président de la FCFA, déplore notamment le manque de communication avec le gouvernement fédéral.

Photo : Radio-Canada / Lorian Bélanger

Radio-Canada

Le gouvernement de Justin Trudeau promet depuis trois ans et demi de moderniser la Loi sur les langues officielles (LLO), mais cela n'aura pas lieu avant la fin de 2021. C'est une « très grande déception » pour la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et son président, Jean Johnson.

Pour nous, c’est un autre geste de fragilisation de notre communauté, lance Jean Johnson.

Le président de la FCFA s’est résigné à ne pas voir de projet de loi sur la modernisation des langues officielles cette année.

Il déplore le manque de communication avec le gouvernement fédéral et la ministre responsable des Langues officielles, Mélanie Joly.

Elle n’a toujours pas accepté de nous donner aucun élément d’information, ni de se prononcer sur la place publique, dit-il.

En juin déjà, Radio-Canada apprenait que le dépôt du projet de loi prévu le même mois pourrait être reporté à l’an prochain, puisque la pandémie de la COVID-19 avait fait dérailler plusieurs projets, dont celui-là.

Par voie de courriel, la porte-parole du cabinet de la ministre Joly, Catherine Mounier-Desrochers, affirme que le gouvernement fédéral continue de vouloir renforcer et moderniser la LLO en tenant compte de la réalité particulière du français.

Le 1er décembre, la FCFA avait lancé un appel national pour rappeler l’urgence de moderniser la LLO.

François Laroque, professeur titulaire de la Chaire de recherche en droits et enjeux linguistiques à l’Université d’Ottawa, se doutait que le projet de loi ne serait pas déposé avant les Fêtes.

Il rappelle que Mélanie Joly avait indiqué que ce serait plutôt un Livre blanc et non un projet de loi qui arriverait bientôt.

François Larocque comprend néanmoins la frustration de la FCFA : Il y a un écart énorme entre un projet de loi et un livre blanc.

Ça fait longtemps, précise-t-il, que cette organisation travaille d’arrache-pied pour obtenir du gouvernement fédéral qu'il passe à l'action.

François Larocque pose en souriant.

François Larocque est professeur titulaire de la Chaire de recherche en droits et enjeux linguistiques à l’Université d’Ottawa.

Photo : Valérie Charbonneau/Université d'Ottawa

La crainte d’élections anticipées

Une des inquiétudes de Jean Johnson aujourd’hui est que cette nouvelle loi ne soit étudiée qu’après de prochaines élections.

Les rumeurs que l’on entend, c’est que les élections pourraient arriver en mars, avril, mai. Mais nous ne voulons pas être pris en otages par ces élections, s’alarme-t-il.

Ça va être un événement post-élections, et c’était justement ce que l’on voulait éviter. On voulait que ce soit réglé avant les prochaines élections.

Une citation de :Jean Johnson, président de la FCFA

Dans son communiqué publié vendredi, la FCFA demande aussi de régler ce dossier le plus rapidement possible et non pas après la prochaine élection.

François Larocque estime qu' il n’est pas impossible de voir le déclenchement d’élections en 2021.

Il se dit cependant rassuré par le fait que tous les partis politiques ont exprimé une intention d’appuyer la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Avec les informations de Thibault Jourdan

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