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COVID-19 : deux MRC de l'Outaouais à risque de basculer en zone rouge

La résidence Pavillon de la Paix vue de l'extérieur, l'hiver.

La résidence Pavillon de la Paix à Messines, dans la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, en Outaouais.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La situation dans l’Outaouais rural inquiète. Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 est à la hausse dans deux MRC de la région, qui pourraient basculer en zone d’alerte rouge si la situation ne se stabilise pas.

La MRC de Papineau et celle de la Vallée-de-la-Gatineau sont surveillés de près par les autorités de santé publique en Outaouais. Ces deux régions sont actuellement à un niveau d’alerte orange. Mais elles pourraient basculer dans le rouge en raison de la hausse du nombre de cas, ont laissé entendre les autorités.

Au cours des derniers jours, plusieurs nouveaux cas ont été rapportés, particulièrement dans les centres d'hébergement et de soins à longue durée (CHSLD) et résidences privées pour aînés (RPA) des deux secteurs ruraux de la région.

Une éclosion de COVID-19 fait rage actuellement au Pavillon de la Paix à Messines, dans la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau. Sur les quelque 40 résidents de l’établissement, 34 personnes ont contracté le virus, dont 33 dans les dernières 24 heures.

Une affiche de la résidence Pavillon de la Paix à Messines, près de Maniwaki, en Outaouais.

Une éclosion majeure a été déclarée à la résidence Pavillon de la Paix à Messines, dans la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau. Sur les 40 résidents, 34 d’entre eux ont contracté le virus.

Photo : Radio-Canada

Dans la MRC Papineau, une éclosion inquiète aussi les autorités au CHSLD la Petite-Nation, dans le village de St-André-Avellin, où 25 nouveaux cas de COVID-19 ont été rapportés dans les 48 dernières heures et un décès.

« On procède à des dépistages élargis, tant au niveau des employés que des résidents des établissements touchés, pour établir un bon état de la situation. Et en fonction de notre analyse, on verra s' il est nécessaire ou non d’appliquer des mesures additionnelles dans les territoires touchés », a indiqué la Dre Brigitte Pinard, directrice par intérim de la santé publique au CISSS de l’Outaouais, jeudi en fin de journée.

Une femme accorde une entrevue via vidéoconférence.

Dre Brigitte Pinard, directrice de la santé publique au CISSS de l’Outaouais.

Photo : Radio-Canada

Pour Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, la hausse des cas s'explique par l’éclosion au Pavillon de la Paix à Messines.

Une femme chaudement habillée accorde une entrevue à l'extérieur.

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, en Outaouais.

Photo : Radio-Canada

La hausse des taux est vraiment ciblée, donc c’est moins inquiétant. Par contre, il faut faire attention. Je passe un message à la population : il faut se serrer les coudes pour rester en orange. Est-ce qu’on va réussir, je ne le sais pas, mais on va essayer, a-t-elle dit.

Il y trois semaines, la région semblait toujours épargnée avec quelques rares cas, souligne la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau. Selon elle, les déplacements des gens entre régions et la mobilité du personnel soignant sur le territoire peuvent expliquer cette flambée de nouveaux cas.

Au niveau de la santé, on a les employés du CISSS de l’Outaouais qui se promènent de centre en centre dans la Vallée-de-la-Gatineau. Moi je pense que le problème est là

Une citation de :Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau.

Martin Sicard est le propriétaire du Resto Frite Chez Martin à Gracefield, dans la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau. La COVID-19 a durement frappé son commerce qui ne compte plus que trois employés. Avant la pandémie, son équipe comptait une douzaine de travailleurs. Pourtant, le restaurateur dit qu'il accepterait de fermer ses portes advenant que sa région passe au rouge, surtout si c’était le coup de barre nécessaire pour freiner la pandémie.

Un homme chaudement vêtu accorde une entrevue à l'extérieur d'un commerce.

Martin Sicard, propriétaire du Resto Frite Chez Martin à Gracefield, n'a plus que trois employés pour faire tourner son restaurant. Avant la pandémie, il avait une équipe d'une douzaine de travailleurs.

Photo : Radio-Canada

« C’est sûr que s’il faut fermer, je vais fermer pour faire en sorte qu’on soit tous égaux et qu’on vienne à bout de passer au travers. Ça ne me dérange pas de fermer les portes demain matin et de dire : dans un autre mois, on se revoit. Si on est rendu-là, on va le faire parce qu'on n'a pas le choix », dit-il.

Dans la MRC Papineau, la situation préoccupe aussi le maire de St-André-Avellin, qui craint les effets dévastateurs des mesures restrictives imposées en zone rouge pour l’économie de sa municipalité.

Un homme accorde une entrevue en visioconférence.

Jean-René Carrière est le maire de St-André-Avellin, dans la MRC Papineau en Outaouais.

Photo : Radio-Canada

« Il faut respecter la limite de gens, la limite d'adresses de ceux qui vont se réunir et on essaie de ne pas se promener. Si ce n’est pas nécessaire, il ne faut pas le faire. Il faut limiter au maximum nos déplacements », a tenu à rappeler Jean-René Carrière.

Avec les informations de Jérémie Bergeron.

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