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Trump exige l'autorisation du vaccin de Pfizer-BioNTech dès vendredi

Une seringue est trempée dans une petite bouteille identifiant un vaccin contre la COVID-19, devant un logo de Pfizer.

La pression se fait de plus en plus forte aux États-Unis pour que la FDA approuve rapidement le vaccin contre la COVID-19 de Pfizer-BioNTech.

Photo : Reuters / DADO RUVIC

Agence France-Presse

La Maison-Blanche a sommé vendredi le chef du Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) d'autoriser le jour même le vaccin de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 ou de démissionner, selon le Washington Post.

La décision de la FDA était de toute façon attendue d'ici le week-end, mais le président Donald Trump a lui-même tweeté vendredi matin que l'agence était une grosse tortue lente. Sortez le fichu vaccin MAINTENANT, a écrit le dirigeant, alors que le Royaume-Uni a déjà commencé les vaccinations et que d'autres pays ont accordé leur autorisation.

Selon le quotidien, le chef de cabinet de M. Trump, Mark Meadows, a directement demandé à Stephen Hahn, le directeur de la FDA, de finaliser le processus vendredi ou de donner sa démission.

Le New York Times rapporte qu'il lui aurait conseillé de refaire son CV si l'autorisation n'était pas donnée vendredi.

Un mensonge, selon le commissaire de la FDA

Le patron de la FDA, Stephen Hahn, a démenti vendredi dans un communiqué avoir été menacé de la sorte par l'administration Trump.

C'est une représentation fausse de l'appel téléphonique avec le chef de cabinet. La FDA a été encouragée à continuer à travailler rapidement sur la demande de Pfizer-BioNTech, a déclaré Stephen M. Hahn en après-midi.

La FDA s'engage à délivrer cette autorisation rapidement, comme nous l'avons écrit dans notre déclaration de ce matin, a-t-il conclu.

Ces pressions de la Maison-Blanche sur la FDA devaient conduire le régulateur à prendre la décision d'autorisation de mise sur le marché dès vendredi soir, au lieu de samedi matin, ce qui en ferait l'une des autorisations les plus rapides de l'histoire de l'agence pour un vaccin : seulement trois semaines se sont écoulées depuis le dépôt par les fabricants de leur demande. Cela ne devrait guère changer la planification du début des vaccinations, annoncée vendredi matin par le secrétaire à la Santé, Alex Azar, pour lundi dans le pays.

Dès lundi

Nous allons travailler avec Pfizer sur la distribution (du vaccin) et nous pourrions donc voir des personnes être vaccinées lundi ou mardi la semaine prochaine, a-t-il dit à la chaîne ABC.

Plus aucun obstacle ne se dresse pour l'autorisation : la FDA elle-même a estimé dans une synthèse que le vaccin était sûr et efficace, et un comité consultatif de l'agence composé d'experts indépendants a formellement recommandé jeudi l'autorisation.

Les doses seront livrées directement aux hôpitaux et pharmacies qui vaccineront les deux groupes prioritaires : les résidents de maisons de retraite et les professionnels du secteur de la santé.

La FDA devra dire dans son autorisation pour quelles populations le vaccin serait autorisé, et préciser d'éventuelles contre-indications.

Une responsable de la FDA avait indiqué jeudi qu'il serait déconseillé aux personnes ayant une allergie grave connue à l'un de ses ingrédients, après deux cas d'allergies graves au Royaume-Uni cette semaine.

Les États-Unis sont, en valeur absolue, le pays le plus touché du monde par la pandémie, avec 15,6 millions de cas recensés et plus de 292 000 morts, selon les chiffres de l'Université Johns Hopkins, qui font référence.

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