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Il y a 30 ans, les chalutiers Nadine et Bout de ligne sombraient en mer

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Téléjournal, 17 décembre 1990

Radio-Canada

En décembre 1990, au cours de la même semaine, deux chalutiers faisaient naufrage dans les flots déchaînés du golfe du Saint-Laurent, entraînant la mort de 11 personnes. Retour en archives sur les tragédies du Bout de ligne en Gaspésie et du Nadine aux Îles-de-la-Madeleine.

Comme l’annonce l’animateur Charles Tisseyre au Téléjournal, c’est le 13 décembre 1990 que le chalutier Bout de ligne fait naufrage avec trois marins à son bord. Le bateau chavire à 35 kilomètres à l’est de la péninsule gaspésienne.

Le bateau des pêcheurs de morue avait quitté Cap-aux-Meules aux Îles de la Madeleine et faisait route vers Rivière-aux-Renards en Gaspésie. Au moment des derniers contacts radio, les conditions de la mer étaient fort mauvaises. Un problème de stabilisation est en cause dans ce naufrage.

Malgré des recherches et une opération de sauvetage intensive, aucune trace du bateau ni de ses occupants ne fut retrouvée.

Les communautés de Cap-des-Rosiers et de Rivière-au-Renard sont affligées par la perte de trois des leurs : le capitaine Norman O’Connor, 40 ans, et les marins Roger Reeves, 30 ans et Gino Cotton, 18 ans.

Quelques jours plus tard, le 16 décembre 1990, c’est au tour de la communauté madelinienne de vivre un cauchemar semblable.

Dans la soirée, une tempête de force neuf avec des vagues de dix pieds de haut et des vents de 50 nœuds fait rage.

Le chalutier Nadine de la compagnie Madelipêche, sombre à une dizaine de milles au large des Îles de la Madeleine. Sept marins et une biologiste périssent en mer.

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Le Point, 9 septembre 1991

Robert Poirier, capitaine du navire, et son frère Serge, homme de pont, sont les deux seuls survivants du drame. Le capitaine raconte la nuit d’horreur à la journaliste Françoise Stanton au Point le 9 septembre 1991.

Lors de la présentation du reportage, six mois après les tragiques événements, les familles éplorées ne connaissent toujours pas les raisons du naufrage et les corps de trois membres de l’équipage restent introuvables.

Le 26 juin 1992, le journaliste Gilles Morin présente un reportage au Téléjournal et expose les conclusions de l’enquête du coroner Jacques Bérubé.

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Téléjournal, 26 juin 1992

Une panne dans le moteur du gouvernail a causé le naufrage du chalutier Nadine. Le coroner ne blâme pas le capitaine et recommande un resserrement des règles de sécurité.

Si ces règles avaient été appliquées, le pire aurait sans doute pu être évité. Les marins ont peiné à mettre leurs combinaisons de protection et avaient négligé l'importance des exercices de sauvetage avant d’aller en mer.

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