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COVID-19 : période « très risquée » en vue au Canada

La Dre Theresa Tam lors d'une conférence de presse.

La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada et son adjoint, le Dr Howard Njoo, lors de la conférence de presse du 11 décembre 2020

Photo : La Presse canadienne / David Kawai

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La santé publique du Canada revoit à la baisse ses projections pour la progression de la pandémie de COVID-19 d’ici à la fin de l’année. Le pays fait toutefois face à une courbe ascendante et « rien n’indique que cette trajectoire va changer sans une intensification des mesures de santé publique », conclut l’Agence de la santé publique fédérale.

Le 20 novembre, l'agence calculait que le nombre de nouveaux cas quotidiens de la COVID-19 se situerait entre 10 000 et 22 000 en décembre. On dénombrait à ce moment un peu plus de 4000 nouveaux cas par jour au pays.

Dans la plus récente modélisation, la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, avance plutôt que le pays comptera au plus 12 000 nouveaux cas début janvier. Le pays recense en moyenne plus de 6500 nouveaux cas par jour.

Même si de nombreuses provinces ont déjà imposé des restrictions aux entreprises et sur les rassemblements privés, elles doivent en faire davantage pour réduire la pression sur le système de santé, alors que les hospitalisations montent en flèche.

Graphique du nombre d'hospitalisations par province canadienne.

La courbe du nombre d'hospitalisations augmente dans les six provinces à l'ouest de l'Atlantique depuis octobre, selon la modélisation de l'Agence de santé publique du Canada.

Photo : Agence de la santé publique du Canada

Justin Trudeau a d’ailleurs annoncé vendredi que le Canada obtiendra 30 000 doses du vaccin Pfizer-BioNTech dès la semaine prochaine, et un total de 249 000 avant la fin décembre. Santé Canada a approuvé le vaccin mercredi et réservé jusqu'à 76 millions de doses.

La prudence s'impose

La santé publique fédérale prévoit tout de même une croissance rapide du virus d’ici Noël. Elle estime que le Canada pourrait compter à ce moment jusqu'à 577 000 cas au total et 14 920 décès.

On entre dans une période très risquée, selon la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, soit celle du temps des Fêtes. Plusieurs d’entre nous ont hâte de prendre des vacances et de se reposer. Mais nous devrons être très, très prudents au cours des prochaines semaines afin de protéger les travailleurs de la santé.

Le nombre de cas quotidiens actuel dépasse de beaucoup le pic de la première vague, a affirmé Howard Njoo, administrateur en chef adjoint de l'ASPC. Toutes les provinces à l’ouest de l’Atlantique ont battu leurs records de nouveaux cas quotidiens ces dernières semaines.

Il y a trois semaines à peine, on dénombrait 52 000 cas actifs au pays, tandis qu’on en compte aujourd’hui 73 200. Cette hausse va de pair avec une augmentation du nombre des hospitalisations et des décès. Au cours de la dernière semaine, la santé publique a enregistré plus de 100 décès quotidiennement.

Augmenter le nombre de tests

Plus de 72 541 personnes ont passé un test de dépistage en moyenne chaque jour au cours de la dernière semaine pour laquelle les données sont disponibles (du 29 novembre au 5 décembre). Environ 6,5 % d'entre elles ont obtenu un résultat positif. Un pourcentage trop élevé selon la Dre Tam, ce qui indique qu'il faut augmenter le nombre de tests.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que ce pourcentage doit se situer autour des 5 % pour être en mesure de bien comprendre l’état de la pandémie.

Les personnes à risque toujours vulnérables

Même si toutes les franges de la population sont à risque de contracter le virus, ce sont les personnes de 80 ans et plus qui ont les plus hauts taux d’infection, explique la Dre Tam. Les éclosions continuent d’affecter les populations à risque élevé, y compris dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée, les habitations collectives, les collectivités autochtones et les régions éloignées du pays.

La santé publique remarque d’ailleurs une hausse des éclosions dans les centres de soins de longue durée liée à un bond de la transmission communautaire.

Le ministre Miller, responsable des Services aux autochtones, a d’ailleurs souligné qu’il est inquiet du nombre de cas chez les Premières Nations du pays, qui a bondi de moins d'une centaine en septembre à plus de 1600 aujourd'hui.

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