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Le personnel de soutien scolaire dénonce des négociations qui piétinent

Une structure de métal devant l'Assemblée nationale.

La Fédération du personnel de soutien scolaire a installé une structure de métal devant l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS) a installé un monolithe devant l'Assemblée nationale, à Québec. Une façon d'illustrer le « mystère » des négociations qui sont présentement en cours avec le gouvernement.

Le président de la FPSS, affilié à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), explique que le personnel de soutien voulait faire référence au côté mystérieux qui entoure l'apparition de plusieurs monolithes un peu partout.

On a voulu se servir de ce monolithe-là pour expliquer très clairement tout le mystère qui se passe présentement à la table de négociation, c’est-à-dire : absolument rien. Et ça, c’est inconcevable pour les gens qu’on représente, soulève Éric Pronovost.

Il n’y a absolument rien qui se passe, ce qu’on dit c’est cessons de se mettre la tête dans la sable et travaillons pour l’avenir.

Éric Pronovost, président de la FPSS-CSQ

La FPSS représente 80 corps de métiers différents tels que des secrétaires, des éducateurs spécialisés, des concierges et des ouvriers certifiés. Le président dénonce l'absente de mandat de négociation.

On est là pour négocier de bonne foi, pour pouvoir travailler sur des enjeux pour le futur. Vous savez, pénurie de main-d’oeuvre, l'attraction et rétention d’emploi, énumère-t-il.

De nombreux employés sont également plongés dans la précarité. Faut absolument que ça passe par des conditions salariales gagnantes et des conditions de travail, ajoute M. Pronovost.

36 rencontres

Dans sa dernière communication aux membres, la Fédération souligne que 36 rencontres ont eu lieu entre les parties depuis octobre 2019.

Même si le syndicat comprend que la crise sanitaire a un impact sur l'agenda du gouvernement, il croit que Québec doit en faire une priorité.

Nous ne devons pas permettre que cette ronde de négociations s’étire, alors que tout le personnel des secteurs public et parapublic, et plus particulièrement le personnel de soutien scolaire, est au bout de ses forces, peut-on lire dans un document de la CSQ.

Au début du mois, les délégués ont d'ailleurs adopté un plan d'action qui prévoit cinq jours de grève, si nécessaire, à prendre au moment opportun. Des assemblées générales locales auront lieu au cours des prochaines semaines pour consulter les membres à ce sujet.

Avec les informations d'Hadi Hassin

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