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Des restaurateurs québécois lancent une campagne de « désobéissance civile »

Quelqu'un donnant une bouteille de vin et recevant des billets de banque.

Des restaurateurs estiment que le gouvernement aurait dû modifier les conditions de leur permis d'alcool, dans les circonstances actuelles.

Photo : Facebook

Radio-Canada

Des restaurateurs québécois ont lancé une campagne visant à vendre du vin sans servir de repas, ce qui contrevient aux règles actuelles. Les instigateurs de cette campagne la présentent clairement comme une opération de « désobéissance civile ».

Sur Facebook, sous le mot-clic #ouvreznoscaves, plusieurs photos sont publiées, qui représentent ce qui semble une transaction entre un restaurateur et un client. Sans montrer de visages, on voit quelqu’un échanger une bouteille de vin contre un billet de banque. Le fait de ne pas montrer le visage donne l’allure d’une opération clandestine.

Le célèbre restaurant Au Pied de Cochon a relayé sur sa page Facebook la campagne et a indiqué qu’il l’appuyait.

Dans cet appel, le groupe Joe Beef-Liverpool House demande à ses collègues restaurateurs de la province [de] Québec [de] vendre une bouteille de vin, sans être accompagnée d’un plat; un acte de désobéissance civile dans l’espoir de démontrer notre découragement face au médiocre renoncement du gouvernement Legault à modifier les réformes de nos permis d’alcool dans les circonstances actuelles. Publiez une photo sur vos médias sociaux avec le #ouvreznoscaves (Nouvelle fenêtre).

C’est hyper important comme message. On veut passer un message, on souhaite continuer dans le bon sens, a commenté Vanya Filipovic, propriétaire du restaurant Vin Mon Lapin, à l’émission Le 15-18, sur les ondes d'ICI Première.

Questionné sur le mouvement des restaurateurs lors d’une conférence de presse, jeudi, le premier ministre François Legault s’est limité à dire : Nous avons pris la décision de fermer les restaurants dans les zones rouges. Et je suis content que nous l’ayons fait quand vous regardez la situation actuelle. C’était une décision du gouvernement.

Nous respectons toutes les recommandations de la santé publique, mais parfois nous avons des restrictions additionnelles, avait-il dit auparavant.

Décision gouvernementale

Le mouvement des restaurateurs a été lancé à la suite des déclarations du directeur de santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, qui a dévoilé mercredi, devant une commission parlementaire, que ce n’était pas son instance qui avait recommandé la fermeture complète des restaurants, mais que cela avait été une décision gouvernementale.

Jeudi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a affirmé que chacune des décisions prises par le gouvernement au cours des derniers mois pour éviter les éclosions de la COVID-19 avait été dictée par la prudence.

Celle de fermer les restaurants à la fin de septembre, bien que difficile, était la décision à prendre, selon lui.

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