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La machine qui enseignait des airs aux oiseaux, la nouvelle exposition du MAC

L'œuvre est en noir et blanc.

L'œuvre « Browsing », de Kelly Jazvac

Photo : Guy L’Heureux

Radio-Canada

Prête depuis le mois de septembre, l’exposition La machine qui enseignait des airs aux oiseaux attend la réouverture du Musée d’art contemporain de Montréal (MAC), situé en zone rouge, pour se dévoiler au public. En attendant, un aperçu en sera donné sur le site Internet du MAC à partir du 17 décembre.

La machine qui enseignait des airs oiseaux réunit les œuvres de 34 artistes de la région montréalaise qui n’ont jamais ou qui ont rarement exposé au MAC. Pour bâtir cette exposition qui s’intéresse à la manière dont la création actuelle reflète l’état du monde, le MAC a passé deux ans à faire des recherches au sein d’ateliers d’artistes de la région. 

Ce processus a permis au musée de prendre conscience du fait que la géographie des ateliers d’artistes a radicalement changé depuis 10 ans. Avant, on n'allait pas très loin du centre-ville, du Plateau Mont-Royal ou de Saint-Henri pour retrouver vraiment le cœur de la création en arts visuels, a expliqué Mark Lanctôt, conservateur au MAC, à Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18

Là, on se retrouve à Chabanel, Hochelaga-Maisonneuve, et même à la campagne, a-t-il ajouté, précisant que la répartition des ateliers est aujourd’hui plus fragmentée.

Cette œuvre a été réalisée en acrylique et feuille d’or sur bois.

L'œuvre «Christ Pantocrator no 3» a été réalisée par Moridja Kitenge Banza.

Photo : Morijda Kitenge Banza, avec l’aimable permission de la Galerie Hugues Charbonneau

Déménagement en vue pour le MAC

Si le MAC est autorisé à rouvrir ses portes en janvier, La machine qui enseignait des airs oiseaux sera exposée jusqu’au 26 avril, car le musée doit préparer son déménagement en raison d’importantes rénovations nécessaires.

Si l’exposition ne peut donc être présentée en début d’année, il se peut qu’elle fasse l’inauguration du nouveau lieu dans lequel le MAC s’établira le temps des travaux à la Place des Arts.

Nous sommes en négociation d’un bail en ce moment pour opérer un MAC satellite ou temporaire pendant au minimum deux ans, peut-être deux ans et demi, sur un autre site au centre-ville de Montréal, a indiqué John Zeppetelli, le directeur général et conservateur en chef du MAC.

On ne va pas reproduire la totalité du MAC et de nos services. [...] Ce n’est clairement pas possible, a-t-il déclaré. Mais le MAC ne disparaîtra pas, il sera toujours aussi pertinent, intéressant. On veut absolument rester dans la conversation.

Réaction syndicale

Ces changements s’ajoutent aux bouleversements vécus par le MAC en raison de la pandémie de COVID-19. Le musée a dû couper dans les heures de travail du personnel pour boucler son budget affecté par la perte de 85 % de ses revenus de billetterie.

 Ce ne sont pas des chiffres dans un budget, ce sont des humains et leur famille qui ont vu leur quotidien affecté par ces sombres nouvelles, a déploré par communiqué Lydia Martel, première vice-présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et responsable de la culture. Les réductions d’heures de travail et les mises à pied auront des effets à long terme sur les opérations et les services offerts à la population.

Le SPGQ représente notamment les personnes travaillant pour les musées nationaux, dont fait partie le MAC. Ce syndicat déplore le manque d’aide attribuée par le gouvernement pour ces musées dans ce contexte de pandémie.

 Le chef de cabinet de la ministre a rejeté la responsabilité de la fermeture des institutions culturelles en zone rouge sur le dos du ministre de la Santé, a indiqué, également par communiqué, Line Lamarre, présidente du SPGQ. Nous comprenons. Mais que fait la ministre Roy pour aider les institutions culturelles d’État pendant ce temps? Rien.

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