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La SHA prend le contrôle à la résidence pour aînés Parkside Extendicare, à Regina

Une pancarte bleue à proximité d'un stationnement indique le centre de soin de longue durée de Regina, l'Extendicare Parkside.

Le syndicat qui représente les employés du centre de soins Extendicare Parkside de Regina croit que le gouvernement aurait pu prévenir la situation avec une intervention adaptée à la crise. (archives)

Photo : Radio-Canada

Mercredi, l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA) a pris le contrôle des opérations journalières au centre de soins de longue durée Parkside Extendicare, à Regina.

La SHA y a déployé davantage de personnel pour répondre à la fois aux besoins cliniques et opérationnels de l'établissement.

Les autorités sanitaires vont même modifier la politique interne de la résidence, différente de la leur.

Le médecin hygiéniste en chef pour la santé urbaine de la SHA, Rashaad Hansia, croit que ces différentes mesures seront suffisantes pour contrôler la crise.

Pour le moment, il n’y a aucune implication des forces armées de prévue, a-t-il affirmé lors d’un point de presse virtuel. La situation est en évolution, mais nous sommes actuellement capables d’offrir les ressources nécessaires pour venir en aide aux résidents.

Parkside Extendicare avait vu une éclosion de cas de COVID-19 survenir entre ses murs au cours des dernières semaines. D’ailleurs, un douzième décès lié au virus y est survenu mercredi.

Dans les derniers jours, 25 résidents infectés par la COVID-19 avaient été transférés de la résidence pour aînés Parkside Extendicare au centre de soins de longue durée Regina Pioneer Village.

Dix-neuf d’entre eux ont maintenant reçu un diagnostic positif au coronavirus.

Un scénario qui se répète?

Yanick Labrie, qui est un économiste en santé indépendant qui se spécialise dans la question des centres de soins de longue durée à Montréal, craint que la situation en Saskatchewan ne devienne similaire à celle observée au Québec au printemps dernier.

Il reste d’ailleurs surpris de voir que les autorités saskatchewanaises ne semblent pas avoir appris des leçons tirées par la Belle Province il y a près d’un an.

« On aurait dû apprendre de ce qui s'est produit précédemment dans les premiers mois de la pandémie au Québec. Mais ça ne semble pas être le cas »

— Une citation de  Yanick Labrie, économiste en santé

Selon lui, la Saskatchewan devrait envisager la possibilité d’utiliser les Forces armées canadiennes pour venir prêter main-forte au personnel soignant.

Au Québec, les gens qui ont été demandés, qui sont venus en renfort, provenant des Forces armées canadiennes, ont donné un coup de main extrêmement important pour contrôler la crise, rappelle Yanick Labrie. Je pense très sincèrement que sans l'apport de ces gens-là, probablement qu'on aurait eu encore plus de décès.

Yanick Labrie se questionne également sur les systèmes de ventilation au sein des centres de soins de longue durée. Il rappelle qu'ils sont désuets et qu'ils ont grandement contribué à la propagation du virus dans les résidences québécoises.

Avec les informations de Gregory Wilson et de Charles Le Bourgeois

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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