•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Des skis de fond posés sur un support au Club Mouski, à Sainte-Blandine.

Ski Canada déclare une augmentation de 50 % du nombre de nouveaux membres au Canada.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Après la folie du vélo cet automne, ce sont les étalages de skis de fond qui se vident à vue d’œil. Avec une fréquentation record des stations depuis le début de la saison, les parcours de ski nordique sont plus achalandés que jamais et les boutiques se retrouvent devant un problème bien particulier : la pénurie d’équipement.

Dans la boutique de location et de vente de matériel de ski de fond Trail Sport de Canmore, les clients sont obligés de prendre un rendez-vous et d'attendre au moins une semaine pour venir s'équiper.

Le problème n’est plus le manque de client comme cela avait déjà pu être le cas dans le passé, mais bien l’épuisement des stocks, confie Patrick Gallagher, le gérant de la boutique.

L’engouement pour le ski de fond, combiné à une production ralentie par la COVID-19, a créé une rareté jamais vue dans cette industrie.

Trail Sport.

La boutique Trail Sport se situe au Centre nordique de Canmore.

Photo : Radio-Canada

Ski Canada déclare une augmentation de 50 % du nombre de membres au Canada. L'instructeur de ski, Louis Marino, qui est aussi technicien à la boutique Trail Sport, constate une hausse de fréquentation équivalente des pistes de Canmore.

Nous n’avons jamais vu un mois d’octobre comme celui-ci.

Une citation de :Louis Marino, instructeur de ski et technicien, Trail Sport

Les gens se rendent compte qu’ils peuvent participer à une activité en famille à l’extérieur en respectant toutes les mesures d’hygiène sans que ce soit onéreux, note-t-il.

L’incendie qui a détruit une partie de l’usine de ski Fischer, en Ukraine, le 12 octobre, est aussi l’une des raisons qui expliquent la pénurie de matériel, précise-t-il.

Réapprovisionnement difficile

La boutique a doublé son chiffre d'affaires comparativement à la même période en 2019.

Des tablettes vides, des fournisseurs en rupture de stock, des commandes passées sous pression : l'engouement qu'a connu le vélo au printemps déferle maintenant le ski de fond.

Patrick Gallagher montre le dessous de la paire de skis.

Selon Patrick Gallagher, cette paire de skis équipée d'une peau de phoque est la plus populaire en magasin.

Photo : Radio-Canada

On vit exactement ce qu’on a vécu ce printemps avec le vélo, c’était un signe avant-coureur, explique le propriétaire de Trail Sport.

Les gens se rendent compte qu’il faut absolument s’équiper au plus vite, même si ce n’est pas exactement ce que l’on recherche pour essayer de faire du sport, pense Louis Marino.

Louis Marino, devant un étalage de skis.

Louis Marino partage son temps entre ses métiers d'instructeur de ski et de technicien à la boutique. C'est notamment lui qui s'occupe du fartage des skis.

Photo : Radio-Canada

Pour répondre à la demande, certaines boutiques se tournent vers de nouveaux fournisseurs, notamment dans des pays comme la Norvège.

Patrick Gallagher passe désormais des commandes à des fournisseurs avec qui il ne fait habituellement pas affaire afin d'essayer de répondre à la demande. Il assure que les prix restent cependant sensiblement les mêmes pour les consommateurs.

Il faut compter environ 500 $ pour la panoplie du parfait fondeur, pour un équipement de base, raconte Louis Marino.

À cela s’ajoute le coût de l'accès aux pistes. Le forfait famille à l’année coûte 200 $, ajoute-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !