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40 % moins de chirurgies en Mauricie et au Centre-du-Québec

Un chirurgien prend un instrument dans sa main.

Bien souvent, le matériel médical ne sert qu'une fois en milieu hospitalier.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec met en place dès jeudi un plan de délestage de ses opérations. Ainsi, il y aura entre autres 40% moins de chirurgies au cours des prochaines semaines comparativement à la même période en 2019.

En tout, 80 membres du personnel seront réaffectés pour répondre aux besoins des unités COVID, des résidences privées pour aînés et augmenter la capacité d’accueil de l’unité d’hébergement COVID de l’École nationale de police du Québec. Cependant, aucun nouveau lit ne sera ouvert dans les unités COVID tant que ça ne sera pas absolument nécessaire, a martelé le PDG du CIUSSS Carol Fillion.

Le plan de délestage comprend également la réduction du personnel dans les cliniques externes et les groupes de médecine familiale. L’augmentation des téléconsultations est également à prévoir. La direction du CIUSSS se veut rassurante et répète que les services urgents sont maintenus. Les services de prises de sang, d’imagerie, de diagnostic ne sont pas touchés par ce délestage. On ne veut pas soustraire un service qui pourrait causer un tort permanent, affirme Carol Fillion.

Dre Anne-Marie Grenier, directrice des services professionnels et de la pertinence clinique, insiste pour que la population continue de consulter les professionnels du réseau de la santé et de ne pas attendre la fin de la deuxième vague.

Nos installations ont été aménagées pour être sécuritaires pour les consultations. On a vu lors de la première vague, quand on a repris les activités rendu au mois de juin, juillet, qu’il y avait des gens effectivement qui n’avaient pas consulté au cours du printemps et qui malheureusement ont probablement eu des séquelles importantes de leur pathologie, précise-t-elle.

Inquiétude pour les fêtes

La direction espère que ces mesures seront en place pour la période la plus courte possible. La durée dépend du suivi des mesures sanitaires pendant la période des Fêtes et du type de personnes qui seront malades au début du mois de janvier.

L’objectif du plan de délestage est également d’être en mesure d’offrir les services réguliers même si une augmentation des cas de COVID-19 devait survenir après les Fêtes. Cette préoccupation-là vient en partie des projections de l’INESSS qui nous dit qu’ils ne savent pas trop, dans les régions hors Montréal, jusqu’à quel point les capacités vont être présentes ou pas, ajoute Dre Grenier.

90 % de la capacité à l’ENPQ

Une dizaine de lits ont déjà été ajoutés à l’ENPQ. Dre Grenier explique que 30 des 42 lits disponibles à l’unité d’hébergement COVID sont actuellement occupés. On aurait encore je dirais peut-être l’espace pour deux augmentations de 10 lits avant de dire Là on a atteint la capacité de l’École de police précise Dre Anne-Marie Grenier.

Forte transmission communautaire au Centre-du-Québec

Dans le bilan du jour régional, on rapporte 98 nouveaux cas, soit 28 en Mauricie et 78 au Centre-du-Québec. Cinq personnes en moins se retrouvent à l’hôpital, mais cinq personnes sont mortes dans des ressources intermédiaires ou des résidences privées pour aînés.

Le nombre de cas plus élevé au Centre-du-Québec s'explique par la transmission communautaire importante selon le CIUSSS.

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