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Le vaccin Pfizer-BioNTech sécuritaire selon un réputé microbiologiste de Québec

Gary Kobinger, tiens des échantillons dans un laboratoire.

Gary Kobinger est directeur du Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval et siège aussi au comité-conseil de l'OMS sur la pandémie

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

Le microbiologiste Gary Kobinger, reconnu notamment pour avoir développé un traitement efficace contre l'Ebola, est formel : le vaccin Pfizer-BioNTech est sécuritaire dans la situation actuelle bien que le risque zéro n'existe pas.

Le directeur du Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval avait d'ailleurs vu juste, puisqu'en octobre, il avait affirmé que les premières doses d'un vaccin contre la COVID-19 pourraient être distribuées dès décembre.

Il n'est aussi pas surpris de constater des effets secondaires qui étaient peu documentés jusqu'ici, notamment chez ceux ayant des antécédents de fortes réactions allergiques.

Selon l'expert, jusqu'ici, environ 35 000 personnes ont reçu le vaccin.

Ce n'est pas 35 millions. Il faut s'attendre à ce qu'on voie quelques effets minoritaires dans des cas rares de personnes qui reçoivent le vaccin et qui étaient exclus de l'étude clinique. C'est des choses normales. C'est important de le souligner.

Une citation de :Dr Gary Kobinger, immunologiste et directeur du Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval

Contrairement à ce qui a été rapporté, il est imprécis, selon lui, d'affirmer que le vaccin a été approuvé. Il s'agit plutôt d'une approbation intérim, soit une approbation d'urgence qui vient normalement avec une feuille de consentement.

C'est une façon de libérer des doses de vaccins qui accumulent toujours des données. Oui, c'est rapide, mais en même temps, les gens l'ont vu venir. Santé Canada, ce n'est pas comme s'ils avaient pris 24 heures pour analyser le dossier. Ça fait deux mois qu'ils regardent le dossier, croit Dr Kobinger.

Une nouvelle technologie

La technologie ARN, utilisée par le vaccin Pfizer-BioNTech, représente l'autre défi, selon l'expert.

Au lieu de donner la protéine virale, on donne le matériel génétique qui encode pour la protéine. C'est une nouvelle technologie. On n’a pas beaucoup d'expérience. Il n’y a pas de produits qui sont connus sur le marché qui utilise l'ARN, mais ça a vraiment été la technologie la plus rapide pour développer le vaccin, illustre-t-il.

Ça fait partie des nouvelles technologies qui vont continuer d'accumuler des données de sécurité et d'efficacité, ajoute l'expert.

Le risque zéro n'existe pas

L'expert rappelle aussi qu'avec chaque vaccin viennent quelques risques.

Il faut faire attention avec les affirmations presque impossibles à tenir. Il n'y a rien qui est 100 % [sécuritaire]. On sait tous qu'il y a des effets secondaires avec la vaccination notamment la douleur au site d'injection. Souvent, ça amène des douleurs musculaires, ou de la fièvre on se sent au ralenti. C'est une chose qu'on a l'habitude.

Ce qu'on sait très bien, c'est que sur la population de 35 000, 40 000, 50 000, les résultats sont probants en termes de sécurité et d'efficacité

Une citation de :Dr Gary Kobinger, immunologiste et directeur du Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval

Maintenant, ce qui est important, c'est de faire avancer cette technologie-là en phase ou par étape pour qu'on puisse bien comprendre s'il y a des choses qu'on n’a pas encore détectées, conclut M. Kobinger.

Avec les informations de Bruno Savard

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