•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les agriculteurs ne bénéficient pas des hausses de prix dans les épiceries, selon l'UPA

Une dame tient un panier de fruits et légumes dans une épicerie.

Les agriculteurs ne tirent pas profit des augmentations du prix du panier d'épicerie, selon l'UPA.

Photo : iStock

Radio-Canada

La 11e édition du Rapport sur les prix alimentaires canadiens rendu public cette semaine prévoit une hausse de 3 à 5 % du panier d’épicerie en 2021. Des agriculteurs estiment cependant qu'ils n'ont pas tiré profit de la hausse des prix, malgré l'augmentation de leurs coûts de production en contexte de pandémie.

Les prix que reçoivent les producteurs pour leurs bovins, leurs porcs et leurs poulets sont les mêmes depuis des années. Dans le cas des bovins, ça fait presque 20 ans que le prix est le même, note Michel Brien, vice-président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) Estrie.

Certaines filières sont en plus mauvaise posture que d’autres. C’est le cas notamment des éleveurs de bovins.

L’année 2020 a été la moins bonne année que les producteurs de bovins ont connue depuis 2010, donc c’est clair que l’augmentation du prix, ce n’est pas le producteur qui va en profiter, souligne Maxime D'Almeida, agroéconomiste pour les Producteurs de bovins du Québec.

Des profits qui n’ont pas augmenté, selon les épiciers

Les épiciers maintiennent cependant que leurs profits n’ont pas augmenté.

À certains endroits, oui, il y a plus de ventes, mais nos coûts d’opérations, dont les cartes de crédit, ont plus augmenté. Ça fait qu’au final, on n’a pas eu plus de profits.

Une citation de :Stéphane Lacasse, directeur des Affaires publiques et gouvernementales de l'Association des détaillants en alimentation du Québec

Il propose quelques pistes de solutions pour améliorer les marges de profit des épiciers et des agriculteurs, dont la production locale, lorsque c’est possible.

Je pense qu’une des premières choses serait de ne pas dépendre des marchés extérieurs. [...] Je crois que si on produit plus localement, et si on transforme plus localement, ça va nous aider à contrôler les prix, car si on dépend des importations, on n’a pas de contrôle, explique-t-il.

J’invite aussi les producteurs à faire de la vente directe auprès des détaillants, ajoute-t-il. Comme ça, on s’évite tout le volet de la distribution [...], donc les marges vont être plus intéressantes.

Ce que plusieurs agriculteurs souhaitent, cependant, est qu’il y ait une meilleure répartition des revenus dans la chaîne de production.

C’est beaucoup plus de travail de produire le lait et de fabriquer le fromage que de prendre le paquet et de le mettre sur la tablette d’épicerie, ce n’est pas normal, juge Michel Brien.

Selon lui, il s'agit d'un non-sens que les agriculteurs qui fournissent la matière première reçoivent souvent moins d’argent d’année en année, alors que le consommateur, lui, continue de payer plus.

D'après les informations de Thomas Deshaies

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !